Travailler de façon honnête

Le 4 décembre passé, l’entraineur-chef Bob Hartley des Flames a signé sa 400e victoire en carrière après un gain de 4-3 en prolongation contre l’Avalanche du Colorado.  Le Franco-Ontarien originaire de Hawkesbury a partagé certains mots avec Mario Langlois du poste 98,5 FM Sports : « Un coach tout seul, tu ne gagneras pas grand matchs », explique-t-il, car « le hockey existe à cause des joueurs… c’est eux que les gens viennent voir ».  Bien humblement, il rajoute : « il faut chercher les résultats pour l’organisation – pas pour Bob Hartley ».  C’est tout à fait une réponse à l’image de son équipe.

L’avenir de l’équipe? Ou l’équipe de l’avenir?

Pendant sa conférence de presse du 5 décembre, Craig MacTavish des Oilers a expliqué que l’organisation a sous-estimé la durée de temps nécessaire pour développer leurs jeunes joueurs.  Sa stratégie pour la saison : continuer de développer les joueurs, de ne pas sacrifier l’avenir de l’équipe en transigeant leurs joueurs vedettes et d’améliorer le dépistage amateur.  Il a souligné les succès de l’organisation dans les mineurs : les Barons d’Oklahoma City sont 3e au classement de la Conférence de l’Ouest de la Ligue américaine de hockey (AHL).  Récemment, avec le départ de Jesse Joensuu, la pression du club école se fait déjà ressentir, notamment avec l’entrée des joueurs tels que Tyler Pitlick et Oscar Klefbom.


La jeunesse au boulot

Le jeune Suisse Sven Andrighetto mérite pleinement son premier séjour avec le Canadien, ayant récolté deux buts et une passe durant ses trois premiers matchs.  Le jeune ailier droit de 21 ans, qui mesure 5”9’ et pèse 181 livres, a récolté 98 points en 53 matchs lors de sa deuxième (et sa dernière) année chez les Huskies de Rouyn-Noranda dans la LHJMQ.  Avant son rappel au Grand Club, le choix de troisième ronde en 2013 a obtenu 9 buts et 9 passes en 21 matchs pour les Bulldogs de Hamilton (AHL).

En français, SVP

Lors de la dernière tournée du CH dans l’Ouest américain, l’Ô Canada était chanté majoritairement en français au United Centre de Chicago et au American Airlines Center à Dallas.  Si seulement on pouvait prendre ça en note ici au Canada – le pays ou des subventionnements du Gouvernement fédéral sont nécessaires afin d’entendre notre hymne dans nos deux langues officielles.  On n’a même pas pu chanter un seul mot en français lors de la Classique héritage de 2011 à Calgary, ni au dernier match affrontant le Tricolore au Saddledome.  À la Place Rexall, on continue de chanter une version bilingue de l’hymne national lorsque les Canadiens ou les Sénateurs sont en ville.  Une tradition qui a commencé avec Paul Lorieau – le chanteur des Oilers de 1981 à 2011.

 

Un héros francaltain

Cherchant un chanteur emblématique pour la nouvelle franchise de hockey de la LNH à Edmonton, Bill Tuele, le chef des relations publiques des Oilers en 1981, avait entendu parler d’un ténor d’opéra qui chantait dans la chorale de l’Église Immaculée conception d’Edmonton, une paroisse franco-albertaine.  C’est la soeur du ténor qui a soumis une cassette de sa voix aux Oilers, même si l’échéance pour les auditions était déjà passée.  Un optométriste originaire de Legal, Lorieau a su impressionner Tuele par sa voix retentissante –le reste, comme on dit, c’est de l’histoire.  On se rappellera de monsieur Lorieau lors des séries éliminatoires de 2006 lorsqu’il a chanté les premiers mots du Ô Canada avant d’abandonner le microphone devant la ferveur patriotique de la foule – une mode qui sera reprise par de nombreux chanteurs, dont Mark Donnelly des Canucks de Vancouver.  Paul Lorieau est décédé le 2 juillet 2013 à l’âge de 71 ans en raison d’un cancer œsophagien.

Vous pouvez contacter Mario Giguère à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 
 
 
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