Vendredi 14 novembre, le Campus Saint-Jean accueillait un symposium sur l’usage de la langue française en situation minoritaire dans le domaine de la santé. Trois intervenants – deux chercheurs et une pédiatre – ont exploré le sujet le temps de trois petites conférences.

« L’avenir s’écrira en français sur une grande partie de la planète », lance d’entrée de jeu Lucia Taylor, sociologue au Columbia College de Calgary et première intervenante du Symposium sur l’offre active dans le domaine de la santé. L’universitaire a tenu à donner quelques généralités sur la francophonie avant de parler du domaine plus spécifique de la santé.

Actuellement 220 millions dans le monde, les francophones devraient être 715 millions en 2050 – une dynamique principalement africaine –, ce qui aura bien évidemment un impact sur le Canada via l’immigration. Paradoxalement, « le français langue maternelle est en recul constant » au Canada, explique Lucia Taylor. Pour la première fois en 40 ans, le bilinguisme a d’ailleurs reculé en 2011 (17,5% contre 17,7% en 2001).

L’atelier du Comité en santé mentale qui a eu lieu le vendredi 17 octobre dans le cadre du Congrès annuel de la francophonie
fut l’occasion de prendre connaissance des avancées dans le dossier santé à Calgary.


Après un bref rapport sur le dossier de la santé mentale, l’adjointe aux opérations du Réseau santé albertain (RSA), Pauline Légaré, fit place au directeur de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Calgary, Esdras Ngenzi (photo).

L’ACFA travaille de concert avec le RSA afin de mettre en place un réseau de soins primaires en français à Calgary. « La vision est un centre de santé communautaire multiservices pour répondre aux besoins des francophones de la naissance à la fin de nos jours », précise M. Ngenzi. Les deux partenaires se sont inspirés du Edmonton Southside Primary Care Network qui offre une variété de soins primaires gratuitement et qui compte plusieurs praticiens francophones.

Page 3 sur 3
Aller au haut