Perturbées par un été tardif et des chutes de neige, les récoltes céréalières de l’Alberta ont parfois été décevantes, notammant dans le sud. À Saint-Isidore, Laval Bergeron s’estime chanceux. Sa dernière mauvaise année remonte à au moins dix ans.

« Je suis agriculteur depuis toujours, affirme Laval Bergeron. J’ai commencé avec mon père. » Quand ce dernier tombe malade, Laval et son frère Serge reprennent la ferme.  Cela fait 35 ans que ça dure.

Les premiers temps, les deux frères ne passent que l’été à la ferme. « L’hiver, on avait une job à l’extérieur, se souvient Laval. Moi j’étais charpentier et Serge était bûcheron. »

Leur quotidien évolue lorsqu’ils décident de faire du semis direct, il y a une vingtaine d’années. Le principe semble simple : « On sème directement dans le champ et on ne travaille jamais le terrain, explique l’agriculteur. Avant, il fallait qui tu ailles trois ou quatre fois par an dans le champ… » Autres avantages : économiser de l’engrais et garder l’humidité du sol, « parce que plus tu travailles, plus c’est désertique ». Un peu avant-gardiste à l’époque, cette technique est aujourd’hui très répandue.

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