Arnaud Valade : « Mon but, c’est d’ouvrir un salon de thé avec une cuisine ouverte »

Jusqu’ici pâtissier en chef à la boulangerie Bon Ton d’Edmonton, le Français Arnaud Valade a finalement décidé de monter sa propre affaire.
Il partage actuellement la cuisine de Cookie Love, en attendant de trouver un local adapté à ses ambitions.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Arnaud Valade à la bougeotte. Né à Lyon, ce «pâtissier-chocolatier-glacier-confiseur » a travaillé une dizaine d’années à Montréal, ce qui lui a permis d’obtenir la citoyenneté canadienne. Il est ensuite retourné en France pour y ouvrir un commerce près d’Avignon (« c’est la région de mon épouse »), tout en participant à des concours de cuisine (« je n’aime pas tomber dans une routine »).

Quelques années plus tard, l’appel du large mène le couple en Australie. « Les gens étaient à la recherche de la qualité française, comme partout dans le monde d’ailleurs », assure le pâtissier. Finalement, le coût de la vie australienne convaincra Arnaud Valade et sa femme de retourner au Canada… mais dans l’Ouest, cette fois. « Edmonton aujourd’hui, c’est comme Montréal il y a 15 ans : c’est en pleine expansion ! »


« J’étais un peu freiné dans mes élans ! »

Les habitués de la Bon Ton connaissent sans doute ses créations. S’il garde un bon souvenir de son passage à la boulangerie en tant que chef pâtissier, Arnaud Valade souhaite désormais être seul maître à bord. « J’étais un peu freiné dans mes élans ! », admet le Français qui a donc créé sa propre affaire : Arno’s Fine French Pastry Inc.

Pour l’instant, il partage la cuisine « tout à fait fonctionnelle » du magasin Cookie Love. « Après, le côté négatif, c’est qu’à chaque fois je dois amener mon matériel et les matières premières : ici je n’utilise que le four et le mélangeur », explique le pâtissier. Il dispose néanmoins d’« un petit peu de place sur le comptoir pour pouvoir vendre [ses] chocolats ». S’il s’avoue passionné par le cacao, Arnaud Valade aime jouer sur les parfums et surprendre ses clients avec, par exemple, des saveurs safranées.

 



Le mille-feuille, un produit typiquement européen

« Les gens me connaissent par le bouche à oreille », affirme Arnaud Valade, évoquant une clientèle mixte à la fois francophone et anglophone. « Le francophone québécois ou de France recherche des produits européens que les anglophones n’ont pas, comme le mille-feuille », estime-t-il. Et l’anglophone ? Plutôt des produits à base de crème au beurre, souvent assez sucrés.

Dans tous les cas, le Français veut se distinguer en mettant en avant la qualité de produit : « Tout est fait maison. Il n’y rien de chimique. J’ai toujours voulu travailler avec des produits de qualité. Je n’ai jamais acheté de fonds de tarte, hors de question ! ». Il offre aussi des renseignements sur les ingrédients utilisés, comme l’origine du cacao ou le degré d’amertume du  chocolat par exemple.

Actuellement, le Lyonnais vend ses pâtisseries depuis le magasin Cookie Love mais il offre aussi ses services lors d’évènements particuliers (un gâteau d’anniversaire, des macarons à un vernissage, etc.). Par ailleurs, Arnaud Valade sera pour la première fois au Marché agricole de la Cité francophone ce dimanche 16 novembre.

« Mon but, c’est d’ouvrir un salon de thé avec une cuisine ouverte à côté », explique le pâtisser qui souhaite aussi proposer des cours privatifs et des ateliers découvertes du type « comment faire une verrine ? ». Ce ne sont pas les idées qui manquent. Ne reste plus qu’à trouver un local adapté et des financements pour accompagner sa croissance.

 



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