Anaë Gingras, maman karatéka

Anaë P. Gingras a commencé le karaté à Calgary après avoir vu son fils exercer cet art martial. Désormais, elle enchaîne les compétitions et les victoires dans ce sport qui joue un rôle important dans sa vie de famille.

 

La naissance d’une passion

 

En 1998, Anaë Gingras et son conjoint visitent la ville de Calgary et décident d’y rester un an. « Comme beaucoup de gens nous voulions visiter l’Ouest Canadien et apprendre l’anglais » explique-t-elle. Mais une fois de retour au Québec, ils réalisent que Calgary est devenu leur nouvelle maison et s’y hâtent d’y retourner pour devenir citoyens albertains.

 

Les années passent, Anaë devient mère et gère une garderie francophone familiale. « Je suis une maman très active, et il y a quelques années il me semblait que le temps me manquait pour faire de l’exercice. J’adore être avec les enfants mais à la fin de la journée, je sentais le besoin de sortir de la maison ». Elle inscrit son fils Jérémie à des cours de karaté et l’y conduit deux fois par semaine. C’est là qu’une question s’impose à elle, « pourquoi s’asseoir à regarder nos enfants faire un sport quand nous avons la chance de se joindre à eux ? »

 

En janvier 2011, Anaë Gingras se met donc à pratiquer le karaté. Pour elle, il s’agit là d’une manière d’avoir une connexion supplémentaire et des intérêts communs avec son fils qui a alors 7 ans. « Nous nous entraînons ensemble chaque semaine, nous participons à des tournois, nous voyageons ». Et il y a deux ans, c’est sa fille Rose, qui s’est mise à son tour au karaté. « Nous formons tous les trois une superbe équipe », annonce fièrement la jeune maman.

 

 

Le passage au niveau supérieur

 

Le karaté prend rapidement une place de plus en plus grande dans la vie d’Anaë. « La passion était en moi sans le savoir. Après chaque entraînement j’avais envie d’en faire plus. » Les sessions d’entraînements s’enchaînent, puis les tournois et les compétitions qu’Anaë remporte pour la plupart haut la main. Elle estime d’autant plus ce sport qui apporte aussi confiance et force de caractère à ses enfants.

 

En septembre se déroulaient les World Martial Arts Games 2014 à Richmond, en Colombie-Britannique. Anaë Gingras, désormais ceinture rouge avec une bande noire, s’y est rendue en compagnie de son fils. Elle participait à trois compétitions : le kata où elle a remporté la médaille d’argent, et le point sparring et le continuous point sparring où elle a raflé l’or ! Jérémie, quant à lui, est revenu avec une médaille de bronze en continuous point sparring. « Une merveilleuse expérience pour un enfant de 10 ans », raconte la maman. Outre ces succès, l’évènement, de par son ampleur, restera gravé dans leurs mémoires : plusieurs jours de compétitions, des karatékas venus des quatre coins du monde, l’honneur de pouvoir affronter ces compétiteurs à l’Olympic Oval, salle construite pour les Jeux olympiques d'hiver de 2010.

 

 

Mais Anaë n’a pas forcément les ambitions qu’on lui souhaite. Son but n’est pas de tutoyer les sommets mais plutôt de pouvoir enseigner le karaté en français à des enfants. « Surtout en compagnie des miens », ajoute-t-elle. Elle reste modeste et tient tout particulièrement à remercier son club, Provincial Martial Arts association (PMA), ouvert aussi bien aux enfants qu’aux adultes. « Sans lui je ne serais pas à ce niveau de compétition », confie-t-elle.

 

La prochaine étape ? En juin 2015, Anaë et son fils passeront l’examen pour obtenir la ceinture noire. « En attendant, je travaille à perfectionner mes techniques et mes katas ».

 

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