Marianne Darlet : un modèle pour la jeunesse

Le basketball scolaire possède une riche tradition en Alberta, mais peu d’entraineuses marqueront l’histoire de cette discipline comme Marianne Darlet. Quand passion, générosité et énergie se mélangent, cela donne Marianne Darlet : Portrait d’un modèle.

Marianne Darlet

D’origine pied-noir ayant immigré au Québec avec sa famille au milieu des années cinquante, c’est là-bas que Marianne Darlet a gravi les échelons du basketball mineur. Repérée dans un gymnase par son professeur de sciences de l’époque, elle a d’abord refusé d’intégrer l’équipe de basketball. «Mon professeur voulait à tout prix que j’intègre l’équipe de l’école mais j’ai refusé, car mes parents n’avaient pas les moyens de me payer une cotisation sportive », se souvient Marianne.

Convaincu du talent de la jeune fille ce professeur lui propose alors de lui offrir une licence. L’avenir lui donnera raison. Cette surdouée du basketball s’impose rapidement comme l’une des pièces maîtresses de ses équipes successives. Multiple championne de commune, de province, et de ligue, cette ancienne joueuse de niveau nationale impressionne par son palmarès.

La double casquette

C’est un peu par hasard que cette ex-championne s’est retrouvée à entraîner pour la première fois. « J’avais 18 ans et j’étais encore une joueuse lorsque j’ai occupé le poste de coach adjointe de l’équipe junior », se remémore-t-elle.

Un goût pour l’entraînement qui ne la lâchera plus puisqu’elle n’a cessé d’entraîner depuis. À 22 ans, alors qu’elle suit son mari à Edmonton, l’idée lui vient de créer une ligue de mini basketball adaptée aux plus jeunes. Commençant par entraîner les 6e et 7e années à l’école de son fils, cette passionnée passera ensuite chez les plus grands. À la tête de l’équipe masculine, elle remportera 13 années de suite les Jeux francophones de l’Alberta (JFA) et participera 3 fois aux Jeux nationaux.

Le cœur sur la main

«Elle paye pour les inscriptions des élèves qui ne peuvent pas se le permettre, et elle achète des chaussures pour ceux qui n’en ont pas les moyens », confie Sophie Bergeron, chef de mission pour la zone 6 aux Jeux francophones de l'Alberta. Voilà donc le vrai visage de Marianne. Entraîneuse aux attitudes de maman couveuse, elle n’oublie pas d’où elle vient et encore moins son histoire personnelle.

Parmi les notions qu’elle souhaite inculquer aux jeunes sportifs, Marianne insiste sur celle du respect et du travail en équipe. « Au JFA de Calgary en 2017, la zone 6 qu’elle entraînait a gagné la médaille d'or, mais ils ont décidé de la donner à la zone 7 (Fort McMurray) après l'incident des feux de forêt », témoigne une nouvelle fois Sophie Bergeron.

Son leadership légendaire, l’entraîneuse l’exerce avant tout pour transmettre ses valeurs du sport auxquelles elle croit. À son contact, ses joueurs s’en imprègnent et les transmettent à leur tour. « Chaque année, il y a au moins un ancien élève qui se présente spontanément pour offrir son aide. Je suis très fière d’eux ! », déclare Marianne.  

Durant trois années consécutives, les entraîneurs de basketball de l’Alberta lui ont décerné le prix de meilleur entraîneur de l’année. Devenue un modèle pour tous, Marianne Darlet fait aujourd’hui partie de ces rares femmes qui s’imposent comme des évidences grâce à leur dévouement.

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