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La passion de l’entrepreneuriat

Le 28 avril prochain aura lieu le premier Concours d’idées entrepreneuriales au Campus Saint-Jean, lors duquel les gagnants se verront octroyer un total de 5000 $ en argent et services. Parmi les quatre prétendants, Julie Croquison, étudiante en Gestion au Centre Collégiale de l’Alberta et originaire de la France, a accepté de nous parler de son intérêt pour l’entrepreneuriat ainsi que du projet qu’elle présentera.

Photo - Julie Croquison

Le Franco. Qu’est-ce qui t’a poussée à participer au concours, et quelle est, selon toi, la plus-value d’une telle initiative ?

Julie Croquison. On a parlé de ce concours dans notre classe, et je me suis dit “pourquoi pas y participer?”. J’avais déjà mon plan d’affaires et ai donc décidé de prendre mon projet en main. Ce qui me plait dans ce concours, c’est qu’on a des intervenants et des contacts, mais aussi qu’on apprend comment mettre tout en place pour pouvoir avancer. Pour mon projet, j’ai besoin de personnes avec différentes connaissances qui puissent m’aider.

LF. Qu’est-ce qui t’attire dans le monde de l’entrepreneuriat ?

JC. Je n’aime pas vraiment avoir un patron. La hiérarchie ne me dérange pas, mais je préfère être indépendante. J’ai déjà eu l’occasion de créer deux entreprises en tant que propriétaire unique. La première était une entreprise de vente de bijoux qui se fournissait à l’international. La seconde était spécialisée dans la peinture et le nettoyage des maisons en construction.

Après mon baccalauréat français (NDLR Diplôme d’études collégiales), j’avais hésité entre le droit et une école de commerce. Je me suis finalement orientée vers le droit et ai obtenu une maîtrise. Par la suite, j’ai pu effectuer un stage dans un cabinet d’avocats en Chine. Cette expérience m’a montré que j’étais plus attirée par le domaine des affaires que celui du droit. C’est dans le cadre d’un autre stage au sein d’une entreprise internationale française que j’ai compris que c’était vraiment le commerce qui me plaisait.

Quelque temps après être arrivée au Canada, j’ai remarqué à quel point il était facile de démarrer son entreprise ici, et de trouver des personnes qui puissent nous aiguiller.

Prototype - Julie Croquison

LF. Parle-nous du projet que tu présenteras lors du concours.

JC. Il s’agit d’un masque de beauté à base de peau de poisson. C’est à la suite de plusieurs recherches que j’ai pu y découvrir un certain potentiel. La peau de poisson est riche en hydratant et en collagène. Je souhaitais vraiment réaliser quelque chose de naturel. Quand je regarde les crèmes sur le marché contenant du collagène, il y a toujours des ingrédients aux noms bizarres, voire inconnus. Il y a beaucoup de choses efficaces dans la nature que nous n’utilisons pas. Certaines statistiques montrent que le poisson est parfois plus consommé que la viande. Cependant, les peaux de poissons sont jetées, et c’est ce postulat qui m’a fait réfléchir sur comment on pourrait la valoriser.

Parmi mes recherches, j’ai notamment découvert qu’au Brésil elle était utilisée pour soigner les brûlures de 2e et 3e degrés, et que c’était plus efficace que les pansements classiques. La peau de poisson est aussi très bonne pour les personnes souffrantes d’urticaire ou d'eczéma.

Avant d’être appliquée, je traite ma peau de poisson avec des minéraux et dégraissants, puis on laisse agir 15 à 20 minutes. J’ai effectué mes premiers tests sur mon colocataire (rires). Au début, il était perplexe, mais les résultats ont été si positifs qu’il a souhaité renouveler l’expérience.

LF. Un petit mot de fin ?

JC. En tant qu’entrepreneur, je pense que chaque problème a sa solution. Il faut garder ça en tête sinon on se décourage vite et on ne va pas au bout de ses projets.

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