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Marie Renaud, fière militante communautaire

 

 

 

Son nom la trahit peut-être un peu : Marie Renaud est québécoise de naissance, ayant passé sa jeunesse dans la région de Montréal. Elle a encore de la famille au Québec, mais son cœur est depuis longtemps en Alberta, où elle a déménagé à l’âge de 17 ans. Connue dans le milieu communautaire pour son implication auprès des personnes souffrant de handicaps, la voilà maintenant députée pour le NPD albertain à St. Albert.

Son principal fait d’armes est la fondation Lo-Se-Ca (pour Love, Service, Care), où elle est directrice exécutive depuis 14 ans. Il n’est alors pas étonnant de connaître ses priorités comme nouvelle députée : « On ne donne pas assez de place à l’éducation, à nos enfants. Aussi, le service est trop lent dans nos hôpitaux », mentionne Marie Renaud. C’est en partie « grâce » au Parti progressif conservateur qu’elle a décidé de se lancer en politique. « Depuis quelques années, c’était plus difficile avec le Parti conservateur. Le Parti a cessé d’écouter nos besoins depuis longtemps. Mais Mme Notley a aidé et j’avais envie de travailler avec pour arriver à faire un changement. » Elle s’est dite « séduite par le programme inclusif » du NPD. Œuvrant depuis longtemps à Saint-Albert, elle connaît bien sa circonscription. « Les gens de St. Albert voulaient ce changement ». Les 53,9 % de vote en sa faveur semblent bien confirmer son affirmation. « Je suis toujours dans la communauté, je pense apporter une voix différente », mentionne-t-elle par rapport à ce qu’elle peut apporter au caucus néo-démocrate.

Mme Renaud, malgré son éducation en français jusqu’à la fin de la 6e année, s’avoue un peu rouillée en français : au travail comme à la maison, c’est l’anglais qui prédomine. Cela n’empêche pas que ses enfants de 29 et 20 ans, qui vont tous deux à l’université, parlent selon elle très bien la langue de Molière. La nouvelle élue espère bien avoir l’occasion de retravailler un peu plus en français.


Il y a deux ans, elle a réalisé un défi de taille : « Nous étions un groupe à monter le Kilimandjaro et parmi nous il y avait quelques personnes handicapées ». Rappelons que le sommet est à près de 5900 m d’altitude. Maintenant en selle pour les quatre prochaines années, son nouveau défi est d’un tout autre genre : représenter les milliers d’électeur de St.

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