Qui se cache sous le costume du lapin de Pâques ?

Gardienne d’enfants, Lise Foster se déguise bénévolement depuis 25 ans… et le lapin de Pâques n’est qu’un de ses multiples costumes.

« J’ai commencé à me déguiser quand mon garçon avait 6 ans et ma fille 3 ans, pour la journée de l’Halloween », se souvient Lise Foster. Ils ont maintenant 31 et 28 ans mais leur mère n’a jamais cessé de s’occuper des marmots. Ce sont simplement ceux des autres. En ce moment, elle en garde quatre à la maison. Vivre au contact des petits lui a permis de conserver « un cœur d’enfant ».

Originaire d’Abitibi, Lise est arrivée en Alberta en 1982. C’est bénévolement qu’elle décide d’endosser divers costumes – ce sont généralement les siens – aux évènements de la communauté : l’abeille à la Fête franco-albertaine, la mère Noël à La Cité francophone, le lapin de Pâques à la cabane à sucre… Cependant, pas de grandes oreilles blanches cette année. « C’est juste que [la cabane à sucre] était au mois de mars et donc trop loin [de Pâques], alors je me suis déguisée en clown », explique la gardienne de 54 ans.


Un grand classique, le clown, même si certains bambins en ont une frousse bleue ! « Un petit garçon que je gardais avait toujours peur des clowns. Un jour, à l’Halloween, il a vu comment je mettais mon maquillage. Après ça, il n’avait plus peur », raconte Lise. Une bonne technique à retenir !

En 25 ans de déguisement, la Québécoise a vécu quelques rares anecdotes malheureuses  : « Une fois, j’avais très chaud, j’étais dehors et j’ai enlevé la tête… Le petit s’est mis à pleurer : le lapin venait de casser sa tête en deux ! Là je me suis sentie mal… Je ne savais plus quoi faire ! » Une autre fois, un garçon la suivait partout pour lui donner des coups sur la tête alors qu’elle était habillée en grenouille...

Y a-t-il des règles à respecter quand on se déguise pour les enfants ? « Quand tu as le costume de lapin, c’est une mascotte, donc tu dois faire attention : il ne faut qu’ils sachent qui est en dessous… Donc tu ne parles pas », précise Lise. Pour le reste, elle reste elle-même et s’amuse. Le fait qu’elle distribue souvent des petits cadeaux – des chocolats à Pâques par exemple – l’aide à se mettre les gamins dans la poche. Et ça en vaut la peine : « Voir les enfants rire, ça m’apporte de la joie ! », confie simplement Lise.

 

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