Les passions d’Éric Boiral : entre potager et ski de fond

Éric Boiral, un Français installé à Calgary depuis près de 25 ans, est un touche-à-tout. De l’enseignement du ski de fond à la vente de paniers de légumes, en passant par l’élevage de bisons, il aime se donner des défis et sortir de sa zone de confort.

 

Le Canada et Éric, c’est une histoire qui a commencé très jeune. « J’ai vécu au Québec quand j’étais enfant, de 1 à 4 ans. J’ai ensuite grandi avec le Canada toujours dans un coin de ma tête, mes parents en parlaient souvent ». Dans les années 1980, Éric était moniteur de ski de fond en France, son objectif était de rentrer dans l’équipe nationale mais il n’y avait pas assez de neige dans sa région pour s’entraîner correctement. « Je me suis dit : j’en ai marre, je pars au Canada ! ». Il arrive au Québec en 1990 et rencontre rapidement le frère de son futur patron, qui lui propose un travail à Calgary. « Pour moi, Calgary c’était les Jeux Olympiques, le ski de fond. J’ai dit oui ! ». Éric Boiral s’installe en Alberta en octobre 1990, pour s’occuper de chevaux d’élevage dans un ranch, puis de bisons, activité qu’il poursuit encore aujourd’hui.

 

Le ski est une passion de toujours pour Éric. Il débute ce sport en colonie de vacances en Suisse, à l’âge de 6 ans. Mais ce n’est que quatre ans plus tard qu’il découvre le ski de fond et qu’il a un véritable coup de cœur. « On a plus de liberté que dans le ski alpin, on peut courir, se déplacer comme on veut ». C’est chez ses grands-parents, en montagne, qu’Éric profite d’abord de ce nouveau hobby. « Dès que j’arrivais chez eux, je chaussais mes skis et j’allais dans les bois. J’étais tout seul, heureux. C’était la liberté totale ! »

 

Mais une autre passion anime ce mordu de ski de fond : le jardinage ! À 4 ans, ses parents l’envoient vivre chez ses grands-parents pendant un an. Lui et son frère prennent alors l’habitude d’aider leur grand-mère à jardiner. « D’après elle, je disais que plus tard je voulais faire pousser des zégumes pour tout le monde. Elle aimait bien raconter cette anecdote. » C’est en effet la voie que prend Éric alors qu’il vit encore en France. « Je faisais du maraîchage de montagne en été. Je vendais sur les marchés et aux restaurants, mais ça ne me permettait pas de dégager des revenus assez importants pour vivre ». Pluriactif, il décide alors de faire bûcheron à l’automne, de ramasser de temps à autre des plantes médicinales pour les revendre, et surtout de passer son Brevet d’état pour enseigner le ski de fond l’hiver.

 

Mais en arrivant au Canada, quelques années plus tard, il n’oublie pas qu’il a la main verte. « Dès 1991, j’ai créé mon propre jardin à Springbank et je me suis vite rendu compte qu’il y avait des choses qui ne poussaient pas facilement, comme les haricots. J’ai fabriqué une petite serre et j’ai pu avoir des tomates, des poivrons, etc. ». L’été dernier, il décide de se lancer un défi d’une ampleur plus importante et de cultiver des légumes à vendre aux particuliers sous forme de paniers. L’expérience a été un succès et Éric Boiral songe à la recommencer l’année prochaine. Et pourquoi pas, à se lancer dans la culture comme activité principale.

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