2014-03-22 14.21.39Des organismes francophones et anglophones de Calgary, incluant le Bureau de visibilité de Calgary ainsi que l’ACFA régionale, invitent la population à se familiariser avec l’histoire et le patrimoine francophones. Cet évènement se triendra le 12 novembre, à la résidence pour personnes âgées Fountains of Mission.

 

Ken LaPointe, un anglophone qui s’intéresse depuis plusieurs années à l’histoire de la francophonie, fera une présentation pour expliquer le rôle qu’ont joué les francophones dans la fondation de Calgary, et plus particulièrement du quartier de Rouleauville.

 

La présentation, qu’il donne en anglais depuis 2008, a été améliorée. Cette année, elle inclura la francophonie internationale pour illustrer la diversité culturelle.  « Il faut qu’on ait la traduction en français de cette présentation, mais tout le monde était trop occupé pour le faire à temps pour cet évènement », a précisé Suzanne de Courville-Nicol, présidente-fondatrice du Bureau de visibilité de Calgary. Cette dernière espère que la version française de la présentation sera prête pour les Rendez-vous de la francophonie, qui se tiendront en mars.

Daniel Eugène Cournoyer rend hommage aux Canadiens francophones de la Première et de la Seconde Guerre mondiale au travers d’une exposition à la Cité francophone.

« Les livres parlent très peu de l’histoire de la guerre des Canadiens de langue française », affirme Daniel Eugène Cournoyer. Pour y remédier, le vétéran de 91 ans a décidé de mettre sur pied une exposition se concentrant sur les francophones de l’Alberta qui ont participé aux deux guerres mondiales. Dans l’atrium de la Cité francophone (juste à droite après l’entrée principale de la rotonde), les soldats sont regroupés par région d’origine afin que les visiteurs puissent s’y retrouver facilement.

Edmond Croteau et la bataille de Vimy

« L’an dernier, on est allé visiter le monument de la crête de Vimy, raconte M. Cournoyer. Sur le monument, ils ont les noms de tous les Canadiens qui sont morts et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. »

La bataille de la crête de Vimy a eu lieu en avril 1917, dans le nord de la France. Après de nombreuses tentatives infructueuses de la part des  Français et des Britanniques, les Canadiens se sont lancés à l’assaut de la crête fortifiée par les Allemands. L’affrontement dura trois jours et, malgré de lourdes pertes – 3 598 morts et plus de 7 000 blessés sur un total de 15 000 soldats impliqués –, l’opération canadienne est un succès.

Parmi les victimes de la bataille, M. Cournoyer cite Edmond Croteau, l’oncle de son épouse. « Il y avait quatre frères Croteau qui sont allés à Bonnyville. Probablement que s’il avait survécu, il serait venu rejoindre ses frères ». Au lieu de ça, Edmond est mort dans la conquête du « bourgeon », le point culminant de la crête de Vimy. « Le régiment de la Saskatchewan avait trop de pertes, alors ils ont appelé la compagnie F du 47e bataillon, et lui était de ce groupe. Il a été blessé et transporté à un hôpital. […] Il est mort deux jours plus tard. »

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