Jeudi 22 janvier, le volet albertain de la première émission de télévision Galala, bientôt diffusée sur la chaîne Unis, s’est déroulé
à l’Ecole Maurice-Lavallée d’Edmonton. Huit numéros étaient présentés et Paul Cournoyer avait la difficile tâche d’en sélectionner un pour la future finale à Hawkesbury, en Ontario.


« C’est un concours de jeunes talents ouvert aux 5 à 15 ans dans toute la francophonie canadienne. » Voilà comment Nathalie Nadon, présentatrice de Galala (à ne pas confondre avec le traditionnel spectacle du même nom en Alberta, cf. encadré ci-dessous), décrit cette nouvelle émission de télévision coproduite par Médiatique (Ontario) et Red Letter Films (Colombie-Britannique) qui sera diffusée à partir du 18 avril sur la chaîne Unis.

Dix villes canadiennes sont traversées, de Kelowna (Colombie-Britannique) à Dieppe (Nouveau-Brunswick). « C’est un produit local présenté à l’échelle nationale », résume la présentatrice de l’émission, qui est par ailleurs comédienne et chanteuse au sein du trio Les Chiclettes, entre autres. Les 21 et 22 janvier, l’équipe de Galala était de passage à Edmonton, deuxième « ville vedette » du parcours.

L’Université de l’Alberta a annoncé que la fermeture de la librairie Le Carrefour à La Cité francophone aurait lieu fin juin 2015. Celle-ci continuera cependant à offrir ses services en ligne.

« On n’a tout simplement pas le financement possible pour continuer d’offrir les services à La Cité francophone », affirme le bibliothécaire en chef de l’Université de l’Alberta, Gerald Beasley. Le doyen du Campus Saint-Jean (CSJ), Pierre-Yves Mocquais, précise que « les pertes sèches étaient extrêmement élevées, 40 000 $ par mois. » M. Beasley estime avoir amplement consulté la communauté francophone à ce sujet. Il était d’ailleurs présent au Congrès annuel de la francophonie albertaine en octobre, où les besoins pour des services en ligne plus approfondis avaient été discutés lors d’un atelier.

Afin de maintenir la librairie ouverte 7 jours sur 7, et d’effectuer une refonte des services, qui selon le bibliothécaire profiterontà tout l’Ouest canadien, un site internet bilingue était de mise. « Nous sommes très conscient sque nous sommes la dernière librairie francophone dans l’Ouest du Canada et c’est pour cette raison que nous voulons servir une communauté la plus élargie que possible », explique Gerald Beasley. Le site web sera lancé avant la fermeture du local actuel, prévue en juin 2015. Il s’agira d’un site de l’Université de l’Alberta.

Classée parmi les 40 femmes les plus inspirantes du Canada par le magazine Canadian Living et dans le Top 25 des immigrants canadiens de RBC, l’Albertaine Vivian Abboud voit son implication communautaire récompensée. Retour sur le parcours de cette Libanaise trilingue « née pour vivre au Canada ».

« L’année 2014 était une année de nominations pour moi », sourit Vivian Abboud. Difficile de lui donner tort. Le magazine Canadian Living l’a classée parmi les 40 femmes les plus inspirantes du Canada et lui consacre un portrait dans son édition de janvier. Par ailleurs, elle fait partie du dernier Top 25 des immigrants canadiens de la Royal Bank of Canada (RBC).

Actuellement chef d’équipe au département langues officielles du gouvernement de l’Alberta à Edmonton, Vivian Abboud préfère se définir comme une défenseuse de la communauté. Investie bénévolement dans la lutte contre la pauvreté et la valorisation des femmes, elle est notamment membre fondatrice de la Women’s Advocacy Voice of Edmonton (WAVE). Elle siège par ailleurs au comité de l’Institute for Canadian Citizenship afin de « rappeler aux nouveaux citoyens l’importance d’être impliqué dans la ville », notamment les francophones.


Le 17 janvier, l’École Joseph-Moreau d’Edmonton enverra une vingtaine d’élèves au campus de NAIT pour participer à la compétition de robotique First Lego League réservée aux 9-14 ans.

« Ce qu’ils veulent, c’est que les jeunes apprennent en s’amusant, que ce ne soient pas les profs ou les parents qui décident », explique Annie Dansereau. La professeure de robotique de l’École Joseph-Moreau accompagnera ses 20 élèves – 10 en 8e année (photo en pied de page), 10 en 9e (photo ci-dessus) – au campus principal de NAIT le 17 janvier… mais n’interviendra pas lors des présentations.

L’évaluation se découpe en quatre parties. Tout d’abord : la présentation du projet de recherche. L’équipe des 8e année de Joseph-Moreau a ainsi travaillé sur une tablette adaptée à la dyscalculie. « J’ai lu un texte d’un élève qui avait de la dyscalculie… C’était un peu triste et j’ai voulu faire quelque chose pour l’aider », explique Isabella Wachowicz. Les 9e année, quant à eux, ont travaillé sur un projet de gant programmable à distance pour aider les élèves à maîtriser l’écriture. « Cela pourrait aussi servir à certains autistes, dans des pays du tiers-monde ou pour apprendre une langue étrangère », suggère Katrine Perich.

Lancés cette année, le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones ont déjà recueilli 77 000 $ de dons.

Jeudi 11 décembre, une vingtaine de personnes se sont réunies dans les bureaux de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), autour d’un copieux buffet. Parmi eux, un certain nombre de philanthropes qui ont contribué à deux fonds de dotation à destination des aînés francophones de la province : le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones. Plus de 77 000 $ ont ainsi été recueillis en 2014.

Linda Groth, la présidente de la FAFA, a tenu à remercier tous ceux qui partagent « [leur] temps, [leur] énergie et [leur] argent » pour soutenir les 28 000 aînés francophones de l’Alberta sur le long terme en développant des fonds de dotation.

Jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 décembre, le RiRe fêtait ses 20 ans en proposant un double spectacle : d’abord un florilège des précédentes éditions, puis l’habituelle rétrospective humoristique de l’année passée. Rencontre avec Josée Thibeault, membre de la Gang du RiRe depuis 2000.

Inspiré du Bye Bye, la fameuse rétrospective humoristique québécoise de l’année, le RiRe fêtait ses 20 ans d’existence les 11, 12 et 13 décembre au théâtre de La Cité francophone d’Edmonton, devant un public fourni (280 personnes sur trois soirs). « C’est la première année où il n’y a pas de diffuseur », regrette cependant Josée Thibeault, qui participe au spectacle depuis 2000. Jusqu’à présent, Radio-Canada avait toujours diffusé le RiRe (sauf en 2005 à cause du lock-out), mais pas cette année, conséquence des compressions. Une captation a tout de même eu lieu cette année, alors une diffusion podcast n’est pas impossible…

Autre nouveauté 2014, plus positive celle-là, la constitution en société de la Gang du RiRe autour d’un noyau dur des cinq artistes : Ève-Marie Forcier, Vincent Forcier, Patrick Henri, Steve Jodoin et Josée Thibeault. De quoi faciliter les demandes de subventions et la réception de dons. Actuellement, l’équipe ne se paye « pratiquement pas ».

Des centaines de policiers patrouillent les rues, les quartiers et le centre-ville d’Edmonton une fois la nuit tombée. Ces hommes et femmes se préparent à toute éventualité. Mais il y a toujours l’élément de surprise, tantôt tragique, tantôt loufoque. Il faut aussi savoir que plusieurs des interventions se rapprochent du travail social. Il s’agit d’une profession où l’éducation, l’entregent et l’empathie s’avèrent des outils plus importants que les armes de poing.

Un p’tit gars du quartier…

Marc-André Amyotte est au service de police de la ville d’Edmonton (EPS) depuis cinq ans. À 26 ans, il est l’aîné des deux enfants de Laurin et Carmen. Sa sœur Claire est agente de contrôle des passagers à l’aéroport international d’Edmonton.  Ses grands-parents Amyotte sont bien connus de la communauté francophone. Émile, président du Club de bienfaisance Marie-Anne-Gaboury, a été plombier de métier alors que son épouse Jeannine a été aide pédagogique dans le système d’immersion. Ses grands-parents maternels, Théodore et Yolande Raby, sont originaires de Rivière-la-Paix. D’ailleurs, un de ses cousins, Laurier, est également policier dans l’ouest de la ville.

Mercredi 3 décembre, des étudiants anglophones ont présenté leurs expériences en tant que bénévoles au sein d’organismes francophones, dans le cadre du programme Community Service Learning de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

Ces derniers mois, dans le cadre du programme Community Service Learning (CSL), une quinzaine d’étudiants en français intermédiaire du professeur Sathya Rao ont fait du bénévolat dans trois organismes francophones : le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), l’Alliance française d’Edmonton et l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). L’objectif ? « Leur montrer que la francophonie en Alberta, c’est quelque chose de vivant ! », explique M. Rao.

Pour cela, des partenariats ont été mis en place entre l’Université et des organismes à but non lucratif afin de « connecter les idées, les théories et les concepts que [les étudiants] apprennent à l’école et les appliquer dans le monde réel », résume Sheryle Carlson, une des coordinatrices des partenariats CSL. Chaque année, plus de 1 200 étudiants de l’Université de l’Alberta et 200 partenaires participent à ce programme vieux de dix ans. Cependant, cela ne fait que quelques années que des organismes francophones ont été intégrés et ils sont encore peu nombreux.

Dimanche 14 décembre au marché agricole de La Cité francophone, des tuques et des chaussettes seront vendues pour aider les jeunes sans-abris d’Edmonton. Une opération à laquelle participe l’organisme albertain Homeward Trust.

« Elles marchent bien comme cadeaux de Noël ! », conseille Alex Abboud, le directeur de Homeward Trust, au sujet des tuques vendues 10 $ dans le cadre de la 18e campagne de Chez Toit (Raising the Roof). 80 % des revenus seront reversés à des agences communautaires locales pour aider les sans-abris, le reste servant à appuyer des initiatives nationales.

Cette année, pour la 11e fois, Homeward Trust Edmonton s’associe à l’évènement. « On vend de novembre jusqu’à mars, explique M. Abboud. Aux shopping malls, au city hall… » Ce dimanche 14 décembre, ce sera au marché agricole de La Cité francophone que Homeward Trust vendra des tuques et – c’est une nouveauté – des chaussettes.

La précédente campagne à Edmonton avait rapporté 16 350 $ (1 268 tuques vendues). Alex Abboud espère dépasser les 20 000 $ cette année. « Beaucoup de compagnies achètent à leurs employés, amis et familles… », explique-t-il. Le point culminant de la campagne aura lieu en février, à l’occasion du Toque Tuesday. Des vendeurs seront répartis à plusieurs arrêts de LRT du centre-ville d’Edmondon.

La fondation Bosalisi expose et vend des œuvres de l’artiste congolais Mayemba à partir du vendredi 28 novembre à la Cité francophone d’Edmonton. Une manière de soutenir l’art africain et de le faire découvrir aux Albertains.

« Souvent, ses œuvres disent quelque chose. Par exemple, il y en a une qui représente deux personnes, un homme et une femme, qui rentrent dans une forêt. La forêt représente les obstacles de la vie. » C’est ainsi que Max Mubela, co-fondateur de Bosalisi, présente l’artiste congolais Mayemba qui sera exposé à La Cité francophone d’Edmonton. Le vernissage aura lieu le 28 novembre dans la rotonde (10h-18h) et les tableaux seront ensuite déplacés dans la salle 212 du 29 novembre au 6 décembre (accessible entre 10h et 16h30).

Peintre autodidacte reconnu, Mayemba expose actuellement à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, une institution soutenue matériellement par la fondation Bosalisi. « On va recevoir d’ici quelque temps des œuvres [des étudiants ou des professeurs] de l’académie, explique M. Mubela. En attendant, Mayemba s’est proposé. Il s’occupe aussi des jeunes de la rue au Congo… Donc il rejoignait un peu notre objectif. »

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