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Politique de services en français ; quels services ?

Mercredi 15 novembre au café Bicyclette, Ricardo Miranda, ministre de la Culture et du Tourisme, responsable du Secrétariat francophone, a rencontré Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable des Langues officielles. Les ministres se sont assis avec certains membres de la communauté francophone pour mieux connaître, mais aussi développer les services déjà existants en matière de justice en français. Quels sont les services nécessaires aux francophones d’expression française en Alberta depuis l’annonce de la politique en français ?

 

IMG 6363« Ce n’est pas une rencontre de mise en œuvre, mais une rencontre d’un service directement livré à la population d’expression française », explique Denise Lavallée, directrice de l'Association des juristes d'expression française de l'Alberta (AJEFA). «Le secteur juridique est un exemple parmi d’autres besoins », ajoute-t-elle.

 

Selon le ministre Miranda, il n’existe pas de raison particulière à aborder le domaine de la justice en particulier: « Avoir la politique, c’est poursuivre les conversations pour arriver aux choses plus importantes pour la communauté. Les conversations commencent ici et pour tous les secteurs », précise ce dernier.

 

La jeunesse, les aînés, la santé, la petite enfance, l’intégration, l’employabilité sont autant de secteurs sur lesquels les ministres devront aussi se pencher. En attendant,  Ricardo Miranda se dit content de la visite de la ministre Joly afin de lui montrer les besoins quotidiens et les enjeux des francophones.

 

Des besoins concrets 

Galina Twémvikane, originaire du Burundi, est arrivée au Canada en 2013 et vit en Alberta depuis 2014. Cliente du Centre juridique, elle a témoigné des services que le Centre juridique lui a apportés dans une réalité majoritairement anglophone. « Les difficultés rencontrées en général par un nouvel arrivant sont linguistiques, de trouver du travail, de faire des études. On s’adapte et à la longue, on utilise les services francophones », explique-t-elle.

 

Ce témoignage a trouvé écho auprès de la ministre Mélanie Joly: « Ce que l’on a appris ici, c’est l’importance de l’intégration des nouveaux arrivants qui sont eux-mêmes francophones afin de s’assurer, de pérenniser une communauté francophone ici ». Un besoin appuyé par les chiffres de l’AJEFA: « L’année dernière, 19% sont venus pour des questions liées à l’immigration, depuis le 1er avril 2017 c’est passé à 26% », observe Mme Lavallée.

 

Prochaine étape

Les besoins sont bel et bien multiples. Combien de temps cela prendra-t-il pour établir l’élaboration et la concrétisation de services en français dans le cadre de la politique ?

 

Selon le ministre Miranda, la priorité est d’établir un conseil consultatif qui représentera la communauté. « C’est un processus qui a déjà commencé et nous sommes prêts à chercher des personnes qui voudront bien participer à ce conseil », déclare le ministre de la Culture et du Tourisme.

 

De son côté, la ministre Joly explique qu’elle travaille présentement sur le plan d’action fédéral sur les langues officielles. Ce dernier sera mis en œuvre à partir du 1er avril 2018. « Ce que l’on a clairement entendu des communautés linguistiques partout en Alberta et à travers le pays, c’est l’importance de l’immigration, l’importance de la petite enfance, et également s’assurer de façon générale d’avoir un système d’éducation fort dans la langue de la minorité pour nos communautés linguistiques », retient-elle.   

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