Au sénat pour se faire entendre

Sur demande du gouvernement fédéral, le comité sénatorial déposera une étude sur la modernisation de la loi sur les langues officielles de 1969. En près de cinquante ans, la situation de la francophonie a bien évolué au Canada et doit être remise au goût du jour.

À cet effet, le sénat rencontrera différents regroupements francophones pour établir une liste de recommandations. Le premier sur la liste : les jeunes issus de communautés minoritaires. Avec l’oreille des sénateurs indépendants René Cormier et Lucie Moncion à leur écoute, les jeunes représentants francophones des différents provinces et territoires n’ont certes pas manqué l’occasion de se faire entendre.

 

COM PHO Round Table Fed Jeunesse 2017 09 08xDSC 3411Pays bilingue, éducation bilingue

L’un des principaux points abordés par les jeunes francophones est l’accessibilité à une éducation francophone d’un océan à l’autre. « Si l’on désire maintenir une francophonie vivante à travers le Canada, il faut que les jeunes aient accès à une éducation postsecondaire dans la langue de leur choix », acquiesce le sénateur Cormier.

Quant à Martin Kreiner, représentant de l’Alberta, la question de l’accès à l’éducation francophone postsecondaire passe d’abord et avant tout par un plus grand nombre de campus et de programmes en langue française. « Personnellement, je me considère chanceux. Mon programme est anglophone, mais je peux suivre trois cours en français durant mon baccalauréat de quatre ans. C’est vraiment pas beaucoup », mentionne-t-il.

Toutefois, selon ce dernier, l’éducation francophone en milieu minoritaire ne doit pas simplement se contenter d’améliorer son offre postsecondaire. Il y a également un manquement au niveau des enfants en bas âge : « Selon la fédération des parents francophones de l’Alberta, 106 des 300 élèves qui commencent la prématernelle ont d’importants besoins de francisation », affirme Martin Kreiner.

 

Rejoindre les communautés

Parmi les autres priorités mentionnées par les jeunes leaders francophones se trouve l’inclusion des différentes communautés francophiles au sein des organismes de langues françaises en milieu minoritaire. « Il faut tenir compte non seulement des francophones de souche, mais également des nouveaux arrivants, ceux qui décident d’apprendre le français, parce qu’ils aiment cette langue et qu’ils aiment vivre dans ce pays»,  soutient René Cormier.

De plus, la stabilité des ressources humaines en milieu minoritaire doit également être améliorée, soutiennent les jeunes leaders. «C’est un frein à l’épanouissement de la langue française. Le personnel change et ça peut devenir difficile d’ancrer des projets à long terme », ajoute le sénateur Cormier.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut