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Le Mois de L’histoire des Noirs… je me souviens !

photowebDepuis vingt ans, le Mois de l’histoire des Noirs est célébré au Canada. Une manière de se souvenir d’un héritage du passé, mais aussi de marquer la pertinence de cette célébration. Plusieurs activités seront organisées tout le long du mois de février, afin de mieux comprendre comment tout a commencé.

« Le mois existe, car il y a un oubli », explique Paulin Mulatrise Co-directeur du Groupe de recherche en inter/transculturalité et immigration au Campus Saint-Jean. Tout commence en 1995, quand Jean Augustine, députée et secrétaire parlementaire, fera reconnaître officiellement, partout au Canada, le mois de février comme le Mois de l'Histoire des Noirs. Cette motion sera alors votée à l’unanimité. La question centrale porte alors sur la manière de reconnaître cette population qui fait partie de la structure démographique du Canada.

Le mois de l’histoire, des Noirs a été créée selon Paulin Mulatrice, car la volonté politique faisait défaut : « ce n’est pas pour stigmatiser, mais pour dire voici une composante démographique du Canada, comment est-ce qu’elle est là ? De mieux connaître l’autre, pour mieux travailler avec ».

Selon le professeur de sociologie au Campus Saint-Jean, l’histoire des Noirs au Canada pourrait se diviser en trois principaux volets tels que : l’exploration du Canada, la remontée à partir des É.-U., puis l’immigration telle qu’on la connaît. « L’histoire remonte au chemin de fer clandestin pour fuir l’esclavage… jusque dans les années 60, puis vient la politique de regroupement familial », explique-t-il.

Le Mois de l’histoire des Noirs a pour but de mettre en avant les événements, les accomplissements, mais aussi les figures emblématiques comme Mathieu Da Costa.  Africain noir, qui a œuvré en tant qu’homme libre, et comme interprète pour des commerçants et des explorateurs français comme Samuel de Champlain au début du XVIIe siècle. Reconnaître la contribution des Noirs dans la société canadienne, les apports et les défis que ces populations connaissent, c’est tout l’intérêt aujourd’hui de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs.   

 

« La mémoire il faut la cultiver »

Beda Kaji-Ngulu, Coordonnateur des services d’intégration pour le Centre d’Accueil et d’établissement y voit « un processus noble ». Le samedi 6 février aura donc lieu un carrefour interculturel au Campus Saint-Jean : « accéder à l’histoire, découvrir quelque chose de neuf, permet de se découvrir » explique le coordinateur. Le mois de février marque le lancement de l’Histoire des Noirs et à ce titre des activités dans les écoles seront aussi organisées. Le but, transmettre et expliquer aux enfants ce pan de l’histoire. Le lancement de la 20e édition est aussi un moyen de cerner les connaissances dans les écoles des enfants sur l’histoire de ce mois. La jeune génération représente la continuité ou pas, de ce qui appartient à ce passé.  À Calgary, Jean-Pierre Tchouta, ingénieur de formation et coordinateur de l’événement organisera le 27 février une soirée au Huntington community association Calgary, où différents artistes joueront. Un défilé et une danse traditionnelle représenteront les traditions africaines. Le Canaf a pour l’occasion apporté son soutien pour l’organisation de l’événement.

Le Mois de l’histoire des noirs est un événement dont la création tend à la réflexion et au devoir de mémoire. La devise, je me souviens est finalement une pensée bien universelle !

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