800px-Wien - Westbahnhof Migranten am 5 Sep 2015L’actualité internationale de l’année 2015 a été dominée par un événement géopolitique majeur dont l’issue reste toujours incertaine: la guerre civile en Syrie. Ce conflit, qui dure depuis bientôt cinq ans, est également en partie responsable de deux autres phénomènes largement médiatisés cette année: la crise des réfugiés et le terrorisme international. L’entrée en scène de la Turquie et de la Russie, de même que l’intensification des efforts de la coalition contre le groupe armé État islamique menée par les États-Unis, internationalise encore davantage le conflit et augmente les intérêts en jeu.

Le nombre de belligérants et leurs divergences d’intérêts expliquent la complexité du conflit et la difficulté à parvenir à quelconque solution politique. À l’origine du conflit, le soulèvement d’une partie de la population syrienne, dans la foulée du Printemps arabe, contre le régime de Bachar Al-Assad. Ce soulèvement a pris une tournure armée lorsque le régime a violemment réprimé les manifestants, devenus ensuite rebelles. L’armée syrienne libre, formée notamment de déserteurs de l’armée syrienne, incarne l’opposition séculière et est, aux yeux de l'occident, l’alternative la plus crédible à Bachar Al-Assad. Ce groupe est toutefois en position de faiblesse par rapport aux divers groupes rebelles inspirés par l’islam radical sunnite.

IMG 5558Une trentaine de personnes dont une majorité d’étudiants ont assisté au campus Saint-Jean à un nouveau chapitre de l’histoire canadienne.  Le 19 octobre 2015 sera à marquer d’une pierre blanche pour Justin Trudeau. A 43 ans, le fils de Pierre Eliott Trudeau devient à son tour Premier ministre du Canada.  Comment les étudiants ont-ils réagi au processus de ces élections et à cette vague libérale à présent au pouvoir ? Certaines campagnes avaient déjà été lancées auprès des jeunes notamment par l’union des étudiants et ce grâce aux médias sociaux.  Voici quelques réactions à chaud au soir de ces élections,  lors de la soirée électorale la plus rapide en terme de résultats de l’histoire politique du Canada.

Capture decran 2015-09-25 a 17.50.18La chaîne de télévision canadienne Unis TV présentera une émission spéciale sur des enjeux qui préoccupent les communautés francophones du pays.

 

L’émission Couleurs locales, qui sera diffusée le 4 octobre, présentera trois entrevues avec le porte-parole d’un parti politique. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe et le porte-parole en matière de langues officielles pour le Parti Libéral, Stéphane Dion, ont accepté de répondre aux question de l’éditorialiste au quotidien Le Droit de la région d’Ottawa-Gatineau, Pierre Jury. Les partis conservateur et vert ont tous les deux décliné l’invitation de la chaîne de télévision.

montage VOTE copyLa rentrée des classes de cette année coïncide avec la campagne électorale fédérale. Dans le cours d’études sociales des élèves de douzième année, à l’école Alexandre-Taché de Saint-Albert, l’approche des élections fédérales est devenue le sujet de prédilection.

 

L’enseignant en études sociales de niveau 30, François Bergeron, a changé un tant soit peu son plan de cours, cette année. Lui qui doit notamment parler des idéologies politiques et économiques et de la structure de différents modèles de sociétés, a cru bon d’expliquer plus tôt que prévu les systèmes démocratiques canadien et américain.


Depuis le 2 août, le Canada est en élection, la plus longue de son histoire moderne. Le gouvernement Harper, juste avant de dissoudre le parlement en plein été, s’est montré très généreux à l’égard de nombreux organismes à travers le pays, dont plusieurs en Alberta, tout particulièrement durant la dernière semaine de juillet.



Tim Uppal, Rona Ambrose et Michelle Rampel, 3 ministres  albertains du Parti conservateur ont fait part de leurs intentions d’apporter une contribution financière à plusieurs organismes; ils ont alors arpenté la province avec des bonnes nouvelles telles que : des investissements pour des bâtiments à vocation communautaire, mais aussi à Innovate Calgary, à SAIT Polytechnic, à la Corporation de développement économique d’Edmonton (EEDC), à l’Université de Calgary et à TEC Edmonton pour des projets de développement et de diversification de l’économie.

L’actuelle ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, avait annoncé en février dernier l’obligation pour les compagnies pharmaceutiques de dévoiler leurs pénuries de médicaments, chose qui avait longtemps été réclamée par le milieu de la santé à travers le pays. Environ cinq mois plus tard, les problèmes de pénuries ne semblent toujours pas réglés.

Cette réglementation récente rappelle le projet de loi C-523, battu en chambre une année plus tôt : le projet, déposé par le Nouveau Parti démocratique (NPD), suggérait déjà de rendre la divulgation des pénuries de médicaments obligatoire, imposant des sanctions à quiconque omettrait d’en informer les services de santé. C’est la députée de  Saint-Bruno–Saint-Hubert, Djaouida Sellah, qui était derrière le projet de loi. « J’avais présenté le projet de loi qui avait demandé au gouvernement de rendre la divulgation des pénuries de médicaments obligatoire, chose qui était faite auparavant de façon volontaire », confirme la députée néo-démocrate. Or, un an plus tard, les conservateurs ont ramené le projet sur le tapis, l’adoptant « en grande pompe », au dire de la députée.

Êtes-vous né en Alberta ? Est-ce que votre date de naissance est postérieure au 30 août 1971 ? Si les réponses à ses questions sont oui et oui, vous n’avez connu qu’un seul parti à la tête du gouvernement provincial. Le 30 août 1971, Peter Lougheed et le Parti progressiste-conservateur de l’Alberta ont remporté les élections générales en Alberta et ont vaincu de manière décisive le Parti Crédit social. Les conservateurs ont maintenu cette position pendant près de 45 ans jusqu’au 5 mai 2015, où les néo-démocrates de Rachel Notley ont à leur tour renversé une dynastie politique albertaine. Cependant, ce changement de gouvernement, malgré la majorité confortable qu’il détient, est reçu avec du scepticisme, de la peur et même de la panique.

La monté importante en popularité du Nouveau Parti démocratique en Alberta est décrit comme un « chinook orange » semblable à la « Vague orange » ou l’« Orange crush » qu’a causée le NPD fédéral avec Jack Layton. Certes, un chinook est un vent chaud agréable mais, à entendre parler certaines personnes et certains « experts », le ciel tiendrait par un fil et Rachel Notley s’apprêterait à le couper pour qu’il nous tombe sur la tête. On se croirait dans une bande dessinée d’Astérix et Obélix.  Notre potion magique (le pétrole) ne nous donne pas, semble-t-il, le courage d’affronter notre peur du changement et puisque tout le monde est soudainement devenu expert politique ou devin (ou les deux), nous devrions tous construire des abris et cacher nos billets de banque sous nos matelas.

Jean JohnsonMardi 5 mai, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a gagné. C’est un moment historique dans la politique albertaine, puisque cette victoire met fin au règne du Parti conservateur. Selon Rachel Notley, la future nouvelle première ministre de l’Alberta, de nouveaux changements sont à prévoir. Et c’est précisément le mot changement qui est suspendu aux lèvres des Albertains. Fera-t-il une différence pour la francophonie et sera-t-il bénéfique à l’ensemble de la province ? Les paris sont ouverts.

Un tsunami orange a déferlé mardi 5 mai sur l’Alberta. 54 députés néo-démocrates ont été élus sur un total de 87, chassant les conservateurs au pouvoir depuis 1971. Pour le président de l’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) Jean Johnson, il ne fait aucun doute que le peuple a parlé : « C’est une nouvelle réalité, je trouve ça motivant. Les Albertains ont livré un message fort. Pour nous, l’ACFA, c’est intéressant de voir comment on va travailler avec le NPD ».

Les dés sont jetés. Toute la spéculation concernant la valeur d’une prédiction basée sur les sondages d’intention de vote s’est estompée avec une victoire écrasante du NPD lors des élections du 5 mai dernier. Ces élections ont aussi mis fin à la dynastie de 44 ans du Parti progressiste-conservateur, relégué à troisième place dans la hiérarchie de la représentation parlementaire.

Pourquoi ce changement si radical? Deux sortes de raisons pourraient être avancées pour l’expliquer. D’abord, il y aurait les facteurs immédiats, émanant de la campagne électorale : le charisme de la cheftaine néo-démocrate Rachel Notley, les erreurs des Conservateurs, et une campagne du NPD bien menée. En effet, le NPD a martelé dans ses messages le manque de crédibilité des Conservateurs, la promesse de préservation de l’État-providence albertain, auquel tout le monde devrait contribuer, y compris les grandes entreprises, et l’offre d’une alternative crédible de gouvernement.

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