Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) a engagé celle qui a été sa présidente de 2007 à 2012. Josée Thibeault sera la responsable des services aux arts. Le RAFA l’a engagée dans le cadre de sa planification stratégique visant à revoir son offre et à réorganiser ses postes en fonction des besoin de l’industrie artistique francophone de l’Alberta.

Le quartier francophone d’Edmonton est déjà réputé pour son dynamisme : la Cité francophone, le Campus Saint-Jean et l’avenue Whyte tout près aidant, le secteur de la ville a de quoi charmer les nouveaux résidents, qui préfèrent s’éloigner du gris omniprésent du centre-ville. De nouveaux projets résidentiels, dont le projet de condos Le Quartier, veulent participer à ce développement.



Né il y a plus d’un an, Le Quartier se veut un projet de condos moderne, pour des francophones, par des francophones. Mais ce n’est que récemment qu’il a pris des allures plus concrètes, alors des équipes creusent actuellement la terre où se trouvera Le Quartier, à côté de la Cité francophone. La pelletée de terre officielle a d’ailleurs eu lieu le jeudi 25 juin dernier, en présence de quelques organismes franco-albertains.


Le Carrefour interculturel a donné lieu à une rencontre le 27 juin dernier au Campus Saint-Jean.  C’est le Centre d’accueil et d’établissement du Nord de l’Alberta (CAE), en collaboration avec la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), qui a lancé la seconde édition de ce carrefour. La question qui a été abordée est, “vivre ensemble : est-ce possible lorsque les diversités frappent à notre porte ?” Une grande question qui a suscité bien des réponses.

 

Dernièrement, l’actualité a tristement été frappée par une vague d’attentats en France, en Tunisie et au Koweit. Ces attentats faits au nom d’une représentation personnelle de la religion par un groupe extrémiste, donne tout particulièrement une dimension cruciale à la question « du vivre ensemble ».

HELENE MAX FELIX Large« C’est quatre à quatre, tout le monde a gagné ! », a lancé un papa qui entraînait bénévolement un petit groupe de filles lors de la dernière pratique de soccer en français de l’été, le 27 juin, à la Cité des Rocheuses de Calgary. Pour cette troisième saison de soccer en français, le nombre d’élèves inscrits, soit de 75, a justifié l’embauche de deux entraîneurs qualifiés.

Le jeune Félix Harrison, âgé de 4 ans, attend patiemment son tour en regardant son grand frère Maxim jouer au soccer. Chaque samedi, les deux garçons et leur maman, Hélène Chouinard-Harrison, se rendent à la Cité des Rocheuses de Calgary pour leur entraînement de soccer en français. C’est la troisième saison de Maxim, l’aîné de la famille.

Le 19 juin dernier était une journée à marquer d’une pierre blanche pour les élèves d’Alexandre-Taché. C’est à Saint-Albert que la première pelletée de terre a eu lieu afin de marquer symboliquement les fondations de cette nouvelle école. Rétrospective d’une journée tant attendue.

Une petite pelletée de terre, un grand pas pour l’école francophone Alexandre-Taché ! Même le beau temps était au rendez-vous pour cette journée importante pour l’éducation francophone à Saint-Albert. Au total, plus de 200 personnes ont répondu présent, à savoir 150 élèves dont 2 classes de l’école La Mission, le ministre de l’infrastructure Brian Mason, la députée de St. Albert, Marie Renaud, ainsi que les représentants du Conseil scolaire Centre-Nord.

Durant cette journée, un groupe d’élèves a donné une prestation en chantant une chanson de leur répertoire. Leur  groupe s’appelle les « sousoliens ». Un clin d’œil caustique qui fait écho aux nombreuses années que certains ont passé dans le sous sol du centre de soins de longue durée Youville.

Les récentes vagues d’immigration en Alberta ont modifié la composition de la francophonie. Curieux de découvrir les enjeux de cette nouvelle réalité, une dizaine d’aînés en moyenne ont assisté aux cours de Paulin Mulatris du lundi 27 avril au vendredi 1er mai, au Campus Saint-Jean, dans le cadre de la semaine Plaisir d’apprendre de la Fédération des aînés francophones de l’Alberta (FAFA).

« Les aînés, ce sont des gens qui ont beaucoup travaillé pour cette francophonie en contexte minoritaire. Quand il y a des changements comme [l’arrivée de nouvelles populations], je pense qu’il est très important de les tenir informés et qu’ils expriment leur point de vue », estime le professeur de sociologie Paulin Mulatris, qui a donc proposé une semaine de cours sur la nouvelle immigration pendant la semaine Plaisir d’apprendre au Campus Saint-Jean.

Jeudi 30 avril, l’universitaire a donné son avant-dernier cours. Sujet du jour : la construction identitaire de la francophonie albertaine. M. Mulatris rappelle à sa classe que les sociétés contemporaines sont aujourd’hui « globalisées ». Des personnes aux vécus très différents cohabitent et, bien sûr, l’Alberta francophone ne fait pas exception, surtout depuis une dizaine d’années.

Un Franco-Albertain né sur place et un nouvel arrivant francophone originaire de l’Afrique ou de l’Europe n’ont « parfois rien en commun,  à part la langue ! », souligne l’universitaire. Difficile d’en faire abstraction et de « zapper » cette réalité comme une émission de télévision qui ne nous intéresserait pas. Un dilemme se présente alors : comment à la fois « assurer la continuité » et « ménager un espace d’existence » commun ?

« Il n’est pas opportun pour les gouvernements provinciaux ou territoriaux de soulever des questions liées aux considérations pratiques ou aux coûts dans le cadre de l’analyse de l’équivalence factuelle entre les écoles de la minorité linguistique et celles de la majorité linguistique. »

Cette remontrance fait partie du jugement rendu le 24 avril dernier par la Cour suprême du Canada dans le dossier Association des parents de l’école Rose‑des‑vents c. Colombie‑Britannique (Éducation), 2015 CSC 21. Écrite par la juge Andromache Karakatsanis avec l’accord de la juge en chef McLachlin et des juges Abella, Rothstein, Moldaver, Wagner et Gascon, la décision unanime met en lumière une nouvelle génération de questions liées aux droits à l’instruction dans la langue de la minorité.

Au cours des trente dernières années, les litiges scolaires ont traité du droit d’un groupe à des services d’enseignement dans la langue de la minorité. Maintenant, il s’agit de savoir comment un tribunal peut décider si un groupe reçoit, dans les faits, les services auxquels il a droit.

Dans ce dossier, les parents d’enfants qui fréquentent une école primaire de langue française ont poursuivi leur conseil scolaire et leur gouvernement provincial et ont sollicité un jugement déclarant que les services d’enseignement n’étaient pas équivalents à ceux dispensés par les écoles de langue anglaise du secteur. Le plus haut tribunal du pays a décidé que les parents avaient droit à ce jugement déclaratoire.

« L’État est tenu d’agir dans le respect de la liberté de conscience et de religion de chacun. C’est un droit fondamental que protègent la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (Charte québécoise), et la Charte canadienne des droits et libertés (Charte canadienne). Son corollaire veut que l’État demeure neutre en la matière. »

C’est ce qu’écrit le juge Clément Gascon au tout début de la décision unanime de la Cour suprême du Canada dans le dossier Mouvement laïque québécois c. Saguenay (Ville), 2015 CSC 16, rendue publique le 15 avril dernier. Voici un résumé des faits.

Alain Simoneau est non croyant. Il assiste aux séances du Conseil de la ville de Saguenay où un règlement municipal prévoit qu’au début des délibérations du conseil, les membres du conseil qui le désirent se lèvent pour prononcer une prière.

Monsieur Simoneau et le Mouvement laïque québécois intentent un recours devant le Tribunal des droits de la personne du Québec contre la Ville et son maire. Ils allèguent que les intimés ont porté atteinte de façon discriminatoire, au motif de la religion, à la liberté de conscience et de religion de M. Simoneau ainsi qu’à son droit au respect de la dignité. Ils demandent notamment que la récitation de la prière cesse.

Le Tribunal accueille la demande de M. Simoneau en partie, mais la Cour d’appel du Québec infirme la décision au motif que la teneur de la prière ne viole pas l’obligation de neutralité imposée à la Ville et que, même si la récitation de la prière constituait une entrave aux valeurs morales de M. Simoneau, cette entrave serait négligeable ou insignifiante dans les circonstances.

Le 17 avril à La Cité francophone, six personnes ont pu profiter d’une formation gratuite sur le thème ‘‘Développer et adapter ses activités scolaires en fonction du programme d’études albertain et du niveau de français des élèves’’, dans le cadre du projet Accent. 

« L’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) nous a demandé de développer cette formation pour aider les pourvoyeurs de services à aller atteindre les objectifs très spécifiques du milieu scolaire de l’Alberta », raconte Anita Rudichuk. Elle et Huguette Hébert ont ainsi animé l’atelier ‘‘Développer et adapter ses activités scolaires en fonction du programme d’études albertain et du niveau de français des élèves’’, vendredi 17 avril à La Cité francophone, à Edmonton.

« J’ai une compagnie (Tradansa, NDLR) qui offre des ateliers de danse en milieu scolaire. J’adapte ma formation aux différents milieux langagiers. J’ai appris quelque chose et je suis là pour le transmettre, explique simplement Mme Rudichuk. Je me suis associée à Huguette qui a un bagage universitaire et a enseigné à de futurs enseignants. » Aujourd’hui à la retraite, Mme Hébert a plus de 25 ans d’expérience en éducation. « J’ai eu un contrat avec le ministère de l’Éducation pour développer le guide [albertain] de mise en œuvre du programme d’éducation physique adapté à l’immersion et au milieu francophone », prend-elle pour exemple.

Denis Desgagné – ancien directeur de l’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) de Rivière-la-Paix aujourd’hui à la tête du Centre de la francophonie des Amériques – était le maître de cérémonie du premier Forum local de Grande Prairie du Français pour l’avenir, le 18 mars.

Qu’avez-vous pensé du Forum local de Grande Prairie ?

Une des raisons pour lesquelles j’ai accepté d’être présent et de jouer le rôle qu’on m’a demandé de jouer, c’est le fait que ce soit à l’extérieur des grands centres, le fait que l’on touche une région qu’on n’a pas la chance de toucher souvent. […] J’aime beaucoup l’idée de donner une expérience positive aux jeunes. Il y avait des exposés, de la danse, du théâtre… vraiment pour tous les goûts… et de la tire sur neige ! […]

De quelle manière y avez-vous participé ?

On m’a demandé d’être le maître de cérémonie, de saluer les gens, de parler de mon expérience… J’ai quand même vécu dans cette région plusieurs années. J’ai ouvert l’école francophone de Grande Prairie, l’ACFA de Grande-Prairie, la radio communautaire de Falher, j’ai participé à l’ouverture de l’école Héritage, etc.

Ils voulaient aussi que [j’évoque] le nombre de francophones dans les Amériques : 33 millions. Les jeunes étaient surpris qu’il y ait plus de francophones aux États-Unis qu’au Canada ! […]

J’ai donné deux ateliers, un avant midi et l’autre après midi, sur la francophonie des Amériques et les programmes du Centre [de la francophonie des Amériques]. J’ai été étonné que les gens ne connaissent pas les outils du centre, comme la bibliothèque numérique. On a accès à des livres en français gratuitement : des romans, des bandes dessinées… […]

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