À l’approche de l’assemblée générale annuelle de l’ACFA provinciale qui se tiendra le 14 octobre, au Centre de conférence Shaw d’Edmonton, le bilan financier du Franco consolidé avec celui de l’organisme sera brièvement évoqué. Lors du débat télévisé, certains candidats ont parlé de la mauvaise santé financière du journal. L’année dernière, le journal accusait un déficit d’environ 51 000$, sans analyse de ces chiffres, lors de la dernière AGA. Cette année, Le Franco a su redresser la barre en atteignant un bilan positif. Quels sont les moyens mis en place pour arriver à ce bon résultat ?  Voici un récapitulatif.

Le Journal Le Franco existe depuis de nombreuses années - 1928 pour être exact. Selon son mandat, il représente et parle de la communauté francophone. Dernièrement, un événement m'a fait réfléchir sur la manière dont Le Franco était perçu par certains représentants de la communauté. Pourquoi cette perception existe-t-elle ? Quel est le rôle d'un journal communautaire, en situation minoritaire ? Toutes ces questions me semblent essentielles à la bonne santé de la communauté.

Eiquipe du journalDès janvier prochain, les élèves de la 5e et 6e année de l'École Claudette-et-Denis-Tardif seront fiers de présenter la toute première édition de leur journal étudiant. Intitulé La Voix de C.D. Tardif, le mensuel représentera les élèves et sera dans son intégralité le fruit de leur travail.

Vous rappelez-vous cet article sur la glottophobie écrit par notre journaliste Martin Bouchard? Outre le thème de la discrimination par l’accent, l’article a souligné un autre point important : le manque d’école de formation en français en journalisme dans les provinces de l’Ouest. Il serait peut-être temps d’y penser, car les besoins sont importants et son
potentiel l'est tout autant!

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4000 km, c’est un peu loin pour partir avec son baluchon quand on veut suivre une formation de journalisme en français et que l’on est francophone de l’Alberta.

Montréal ou bien encore l’Ontario sont des passages quasi obligatoires pour se former dans la langue de Molière et surtout dans le domaine très compétitif des médias.

Le manque de programme en journalisme en français appauvrit les possibilités, tant pour les futurs journalistes que pour les médias des provinces de l’Ouest.

Une école implantée dans l’Ouest permettrait d’enrichir les médias et le mandat qui leur est donné afin de développer un contenu rédactionnel plus étoffé. Par exemple, grâce à la présence de jeunes comme notre stagiaire Émilie Pelletier, il nous est plus facile de représenter la communauté francophone dans son intégralité. Une école nous permettrait à nous médias de passer le flambeau à cette nouvelle génération aussi passionnée que férue de technologies.Une situation qui complique quelque peu les choses. Le journal Le Franco, tout comme Radio-Canada, connait un appauvrissement de ses effectifs venant d’ici. Apprentis journalistes francophones, où êtes-vous? Si des programmes comme Jeunesse Canada au Travail contribuent à établir un échange intéressant, ce n’est pas toujours suffisant.

Mais n’oublions pas que l’écriture est la base de ce métier, avec une bonne dose de curiosité. Le reste vient avec le temps et c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Le milieu du journalisme est actuellement saturé dans l’est du pays, alors que la demande est criante en Alberta! Est-ce que le Campus Saint-Jean a un rôle à jouer dans cette optique?

L’Ouest se développe de plus en plus vite, et à ce titre, il est peut-être temps de lui donner une école de journalisme en français digne de ce nom!

 

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