Lors d’une conférence de presse à la Rotonde, le Centre d’accueil et d’établissement (CAE) du Nord de l’Alberta et Accès Emploi ont annoncé le 5 décembre, l’ouverture de nouveaux bureaux au nord d’Edmonton. Répondre aux besoins des nouveaux arrivants concentrés essentiellement dans cette partie de la ville, demeure la priorité pour les deux organismes. Le Edmonton Mennonite Centre for Newcomers a apporté aussi sa pierre à l’édifice, puisque les nouveaux bureaux se trouveront à l’intérieur de leur bâtiment.

Suzanne Corneau a été la directrice d’Accès Emploi, basé au sein de la Cité francophone à Edmonton, de 2002 à 2017. En 15 ans, celle qui est partie à la retraite le 31 mars dernier a pu observer l’évolution du marché de l’emploi. Elle aura aussi été spectatrice de la croissance de la communauté franco-albertaine depuis son arrivée dans la province dans la fin des années 1980. Suzanne Corneau revient sur son parcours, ainsi que sur les avancées et transformations dont elle a pu être la témoin privilégiée.

Employeurs ou employés, tous ressentiront l'effet de la hausse progressive du salaire minimum en Alberta. Le 1er octobre dernier, la première augmentation salariale a élevé le montant initial de 11,20 $ à 12,20 $. Une hausse qui n’a pas fini de grimper d’ici deux ans. Si certains y sont favorables, d'autres voient en elle un pur danger pour l'économie. Les avis sont partagés. Point sur la situation.

ordiSoulagée, Suzanne Corneau, directrice générale d’Accès Emploi à Edmonton expose les défis et les projets que ce renouvèlement de deux ans accordera à son organisation.

 

Après les compressions budgétaires de l’année dernière, la bonne nouvelle a posé un sourire sur les lèvres de plus d’une personne à Accès Emploi Edmonton. « Notre agent nous a dit que ce serait renouvelé au début de l’été, c’est un soulagement d’avoir un autre deux ans sans écrire une autre proposition », souligne la directrice d’Accès Emploi. En effet, l’année dernière le gouvernement provincial de l’époque, sous les progressistes-conservateurs, avait octroyé un contrat d’un an, tout en réduisant son financement. Cette décision avait alors forcé à revoir tout le fonctionnement de l’organisme. Aujourd’hui si Accès Emploi respire mieux, l’organisation se concentre pour répondre aux besoins d’une population de plus en plus changeante.   





Accès-Emploi
a vu son budget diminué d’un quart à cause d’une baisse de la contribution provinciale, qui reçoit une partie de son argent du gouvernement fédéral. L’organisme, dont le but est d’aider gratuitement les francophones de l’Alberta à trouver du travail, a dû se séparer de quatre employés et supprimer des activités.


« On est financés presque exclusivement par la province », explique d’emblée Suzanne Corneau (photo), directrice générale d’Accès-Emploi, un organisme à but non-lucratif basé à Edmonton qui aide gratuitement les francophones de l’Alberta à trouver du travail. Mais depuis le 1er août, la province a diminué son aide annuelle de plus de 400 000 dollars, soit une coupe de 25%.

« C’est la première fois qu’on a une coupe [depuis la création d’Accès-Emploi en 2002] », relève Mme Corneau, alors que « les résultats sont excellents » : sur les 5778 clients du dernier contrat de deux ans (5000 initialement prévus), plus de 70% travaillent, six mois après leur inscription. Les Alberta Human Services, ministère du gouvernement provincial qui finance Accès-Emploi, sont d’ailleurs parfaitement d’accord, assurant que l’organisme fait un « boulot remarquable ».

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