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Projet pour le Nicaragua en couleurs

 

Les élèves de la 5e année de l’école La Mission à Saint-Albert ont ramassé de l’argent avec des bracelets Rainbow Loom pour peinturer leur classe et pour que les élèves de 11e et 12e année de l’école Maurice-Lavallée aillent peinturer l’école Divino Niño dans le village de Cinco Piños au Nicaragua.
 

Le 8 septembre 2014, monsieur Pascal Morissette, enseignant de la classe de 5e année, a posé une question à ses élèves : « Voulez-vous avoir un impact dans la vie des autres ? » Tous les élèves ont répondu oui. Ensuite, il leur a expliqué le projet qui est de ramasser de l’argent pour que les élèves de l’école secondaire Maurice-Lavallée peinturent l’école Divino Niño dans le village Cinco Piños au Nicaragua*. Aussi, ils ont un autre projet qui est de peinturer leur propre classe pour être heureux de venir à l’école. Pour ramasser l’argent, ils ont décidé de vendre des bracelets Rainbow Loom.


Pour savoir combien de bracelets il fallait faire, ils ont dû établir un prix. Ils ont conclu qu’il fallait faire 520 bracelets à cinq dollars chaque pour atteindre l’objectif de environ 2 000 $, dont 700 $ pour peinturer l’école Diviño Niño. Pour faire les bracelets, monsieur Pascal leur a laissé une ou deux périodes par jour et, après environ dix jours, ils avaient fini de faire tous les bracelets.

 

Remise du chèque de 700 $ aux élèves de l'école Maurice-Lavallée en amont de leur départ au Nicaragua, en présence de Pascal Morissette


Pour faire la vente de bracelets, beaucoup d’élèves se mettaient en équipe et faisaient du porte à porte dans leur quartier. Chaque jour qu’ils se rencontraient, ils se donnaient un objectif du nombre de bracelets qu’ils voulaient vendre. Normalement, ils se donnaient un objectif de cinq bracelets par jour. Katie, une élève de la classe, a aussi fait de la vente individuelle au magasin de ses grands-parents. Elle a trouvé que la vente était rapide mais un peu ennuyante car elle n’avait pas d’amies avec qui s’amuser.

Pour la deuxième partie du projet qui est de peinturer leur classe, les élèves vont se mettre en quatre équipes car ça va aller plus vite. Avec les surplus d’argent qu’ils vont avoir, ils vont peut-être mettre plus de livres dans la classe avec des coussins et des sofas.

Collaboration spéciale - Justine Génier, élève en 5e année à l’école La Mission de Saint-Albert

 

* Les élèves de Maurice-Lavallée sont partis le 2 novembre et rentreront le 16 (NDLR)

 

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Entrevue avec Suzanne Foisy-Moquin, présidente de la fondation Roots of Change (qui organise le voyage au Nicaragua)

 

Pourquoi les élèves de Maurice-Lavallée (ÉML) ont-il choisi le Nicaragua ?

En 2006, le père Denis Hébert, sachant que l'ÉML organisait souvent des voyages d'éveil missionnaire dans des pays en développement, m'a demandé de considérer le pays où il travaillait avec les pauvres depuis plusieurs années déjà, c'est-à-dire le Nicaragua. J'enseignais à l'ÉML à ce moment-là et je me préparais à monter un autre projet de voyage avec les élèves. Après un temps d'hésitation, j'ai décidé que le projet était viable.

Comment les gens du village voient la venue des élèves de Maurice-Lavallée ?

La première fois que nous sommes allés à Cinco Piños, les gens nous attendaient tout le long du chemin principal du village comme si de grandes vedettes arrivaient chez eux. C'était un peu surréel ! Les gens, depuis, nous accueillent avec anticipation et joie. Ils sont très pauvres matériellement, mais riches sur le plan humain. Accolades, sourires, partage du peu qu'ils ont... et très patients avec nous et notre espagnol limité.

Quelles sont les répercussions de du projet de peinture de leur école au village de Cinco Piños ?

Eh bien, pour les enfants de la montagne qui fréquentent cette petite école, je crois que ça veut dire qu'ils ne sont pas oubliés par les Canadiens. [...] Aussi, les belles couleurs dans leur environnement très simple expriment la propreté et la beauté. Ça leur donne le goût de prendre soin de leur école.

Comment cela va-t-il influencer la vie des gens de Cinco Piños ?

Des liens d'amitié se créent entre nous et eux. Ils font confiance à nos élèves d'un projet à l'autre et nous leur faisons aussi confiance. Ils nous partagent leurs défis et leurs souhaits pour une vie meilleure. Les gens du village organisent des corvées de travail avec nos élèves pour embellir le village et donner des constructions de base afin que les villageois aient le nécessaire pour vivre en dignité (toilettes, maisons, écoles, etc.). Ils choisissent les projets et nous les aidons à les réaliser. Et c'est réellement un honneur d'être accueilli par des personnes qui ont si peu mais qui partagent si facilement. C'est l'amour en action dans les deux sens. [...]


Collaboration spéciale - Propos recueillis par Thomas Blaney, élève en 5e année à l’école La Mission de Saint-Albert

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