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Un parlement jeunesse fort populaire

Pour sa 23e édition, le Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest (PFCNO) était de retour dans la capitale albertaine, après trois ans d’absence, du 8 au 11 novembre 2013. Organisé conjointement avec Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), il a permis à 60 jeunes d’expression française âgés entre 16 et 25 ans d’y prendre part, un record de participation.

La première ministre Alex Bouchard, du Yukon, explique la particularité de la tenue du PFCNO à Edmonton. « Ça fait plusieurs fois que nous venons à Edmonton, et c’est l’un des seuls endroits où ils nous accueillent encore dans la législature. Alors, c’est vraiment fantastique! Une belle raison qui nous incite tant à revenir », mentionne-t-elle.


Puisque le mois de novembre est un temps de l’année qui est fort occupé au niveau de la politique, avec la tenue de travaux parlementaires, l’accès à une assemblée législative est souvent quasi-impossible.  

Par ailleurs, les organisateurs ont profité de l’expertise de FJA en simulation parlementaire pour introduire, cette année, le volet lobbyisme à sa programmation. Grâce à la supervision du coordonnateur du Bureau d’animation en leadership, Paul Kopjar, six participants ont eu la chance d’explorer cette facette parlementaire qui leur était autrefois impossible.  Si le volet lobbyisme se tient chaque année en Alberta, il s’agissait d’une première au niveau du Nord et de l’Ouest.

Projets de loi : le cœur du PFCNO
Cette année, cinq projets de loi ont été présentés par différents ministres, dont une motion privée. Ce n’est que trois de ces projets qui ont été approuvés à l’Assemblée législative albertaine.

Une nette amélioration comparativement à l’an dernier où un seul projet avait été adopté au PFCNO tenu à Winnipeg.  

Parmi les sujets débattus, on retrouvait un projet de loi concernant la biodiversité au Canada (C2), l’éducation culturelle autochtone dans les écoles publiques au Canada (C3), la participation du Canada à l’ONU et dans la sphère géopolitique internationale (C4), la discrimination basée sur l’identité sexuelle et de genre (C5), et puis finalement la santé canadienne (motion privée). Malgré les efforts des ministres, les projets de loi ayant été défaits ont été les C2 et C4

Pour ce qui est du projet de loi C5, le PFCNO a décidé de faire bouger les choses. Chaque participant s’est vu assigner un des cinq partis politiques et ces derniers débattaient selon les lignes de ces partis. Les députés devaient ainsi voter en fonction des idéologies de leur parti, même s’ils n’étaient pas tout à fait en accord.

« C’est une façon de permettre aux députés de se mettre dans la peau d’un personnage et de débattre les choses d’une manière qu’ils ne le feraient pas normalement. C’est une belle opportunité d’apprentissage », soutient la première ministre Bouchard.

Activités non parlementaires au rendez-vous
Même s’il s’agit d’une simulation parlementaire, débattre des projets de loi en chambre toute la fin de semaine peut être épuisant.

C’est ainsi que plusieurs activités se sont vues ajoutées à la programmation par le cabinet en collaboration avec Rachelle Francoeur, coordinatrice à la programmation et aux évènements à FJA. Celles-ci ont permis aux jeunes de se détendre et de connaitre davantage leurs confrères.

Pour commencer, les organisateurs du PFCNO ont profité d’un temps libre disponible le vendredi soir pour présenter la production franco-manitobaine Héliosols. « Étant donné que nous avions parmi nous des jeunes qui avaient travaillé sur la production Héliosols, il nous semblait normal d’en faire le visionnement », mentionne Mme Francoeur.

De plus, le samedi, les jeunes ont eu la chance de faire une escapade au West Edmonton Mall.

Pour terminer la fin de semaine en beauté, les participants ont pris part à une soirée canadienne-française au Freemason Hall. La troupe Trad’badour, composée de Roger Dallaire et Daniel Gervais, a fait vibrer les lieux en offrant une prestation haute en couleurs.

Toute bonne chose a une fin
 La première ministre sortante, Alex Bouchard, a fait part de ses impressions face son expérience. « Pour moi, cette année a été particulière puisque ça m’a pris sept ans avant de pouvoir devenir première ministre », lance Mme Bouchard.

« C’était vraiment spécial d’être la seule femme au sein du cabinet du PFCNO et d’avoir cette position. J’encourage toujours les jeunes femmes à se présenter pour faire partie du cabinet étant donné qu’il y a beaucoup plus de gars », ajoute-t-elle.  

C’est ainsi qu’ une femme sera à nouveau à la tête du cabinet. Shadie Bourget prend la relève en tant que première ministre. Elle sera appuyée par ses confrères Jacques de Moissac (vice-premier ministre), Yann Lacoste (président), Gabriel Tougas (vice-président) et Véronique Demers (leader de la Chambre).

Notons que c’est en Saskatchewan que se déroulera la 24e édition du PFCNO.

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