Le RaJe s’ouvre à l’immersion

Le coup d’envoi du Rassemblement Jeunesse (RaJe) franco-albertain a été lancé par les tamtams de Kattam,au Millenium Place à Sherwood Park le 4 octobre dernier.

Le spectacle d’ouverture a été plus qu’interactif alors que des dizaines de jeunes sont montés sur scène, tantôt pour participer au micro ouvert, tantôt pour accompagner Kattam au djembé. Les Franco-Albertaines Profitérole, Ariane Mahrÿke Lemire et la formation québécoise de rock-reggae Kodiak ont également livré une performance, avant ou après les ateliers pour en donner plus en termes de musique.


« On voulait mettre l’accent sur nos partenaires qui offrent des services aux jeunes », explique Rachelle Francoeur, coordonnatrice à la programmation et aux évènements à Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA). En effet, grâce au partenariat avec le Centre de développement musical, les concerts sont deux fois plus nombreux que l’année précédente. Caroline Miller, de l’école Notre-Dame des Monts à Canmore dit particulièrement apprécier ces spectacles. Cela semble être le cas de la plupart des élèves de 9e à 12e année présents au RaJe.

Ils sont 400, « beaucoup plus qu’on ne s’attendait avec le groupe 9 à 12 », note la directrice générale de FJA, Sophie Nolette. Celle-ci vit son premier RaJe en tant que directrice, mais elle en a vu d’autres, comme participante, bénévole et présidente de FJA. Elle en a beaucoup sur les épaules, mais « ça se passe bien », confie-t-elle, durant l’après-midi.

Bienvenue à l’immersion
Le nombre accru de participants peut sans doute s’expliquer par le fait que cette année, le CA de l’organisme jeunesse a pris la décision d’inclure, bien qu’au compte-goutte d’abord, les écoles d’immersion. « Avant, on se concentrait sur les écoles francophones parce que ça leur donnait un plus, quelque chose à vendre aux élèves et aux parents pour qu’ils choisissent le système francophone », souligne la directrice.

Le mandat de FJA s’adressant néanmoins à tous les jeunes d’expression française, l’inclusion d’élèves d’immersion semblait naturelle. L’invitation ciblait cinq écoles d’immersion partout en province, et leur offrait 10 places chacune.

Mathieu Brosseau-Tremblay, enseignant à l’école d’immersion Harry Collinge à Hinton, avait contacté directement FJA pour que ses élèves puissent participer. Ayant déjà enseigné dans le système scolaire francophone, il connaissait l’évènement. « J’avais huit finissants, donc cinq qui sont ensemble depuis l’école primaire. Je leur ai vendu ça comme un trip de fin de secondaire. Ça leur montre que le français est vivant en dehors de leur
microcosme de l’école d’immersion », pense-t-il.

« Je trouve que c’est vraiment une bonne idée que le comité membership ait proposé ça », lance Sophie Bergeron, membre du CA de FJA. « Ça aide les nouvelles générations de francophones en leur faisant découvrir les activités et la fierté francophone. Puisque certaines écoles francophones ne participent même pas aux RaJe, pourquoi ne pas l’ouvrir à plus d’écoles d’immersion l’année prochaine », pense-t-elle.

Programme
Les ateliers de l’après-midi étaient variés, certains tout particulièrement taillés pour des adolescents qui deviendront bientôt de jeunes adultes. Outre les activités sportives et les plus populaires qui reviennent chaque année, comme la Zumba, la danse africaine gumboots et les ateliers musicaux, les élèves pouvaient aussi choisir des ateliers de gestion des finances personnelles, de création d’entreprise et de markéting. Justin Uden, de l’école Harry Collinge, a tout particulièrement apprécié l’atelier budget avec Adam Ziel.

« C’est incroyable ce que j’ai appris même si on ne l’a pas mis en pratique encore et très utile dans la vie de tous les jours », s’exclame le finissant en immersion. Il a été très impressionné de sa première expérience du RaJe en général, et bien qu’il ne puisse pas la réitérer l’année prochaine, il va encourager sa petite sœur à le faire.

Bus pleins
Bien que l’évènement se déroule à Edmonton, il semble y avoir un réel enthousiasme et une bonne participation des quatre coins de la province.

À Cold Lake, ils sont 16 élèves dans les trois niveaux qui participent au RaJe cette année. Une douzaine sont venus à Edmonton le 4 octobre. « Ils sont très motivés pour cette activité », note Sarah Williams qui vient tout juste d’entamer sa première année comme enseignante à l’école Voyageur.

La coordonnatrice en animation et pédagogie culturelle au Conseil scolaire FrancoSud, Martine Rousseau, est fière de communiquer les effectifs du Sud : ils sont 80 jeunes de six écoles à avoir dormi à l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys la veille du RaJe et ont fait des bannières très professionnelles pour montrer l’esprit d’école. « Dans les autobus, on mélange les élèves pour qu’ils apprennent à se connaitre », mentionne Mme Rousseau.

Caroline Stephens, élève à l’école Les Cyprès (Medicine Hat), se réjouit de cette interaction avec les autres écoles du Sud. « Le RaJe, c’est comme faire partie d’une grande école francophone pour une fois », dit-elle.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut