L’importance du bilinguisme, selon les jeunes

Trois jeunes albertains bilingues participeront au 10e Forum national des jeunes ambassadeurs à la fin aout à Vancouver.

Hailey Curtis de High River, Nicolette Horvath et Eric Boivin, tous deux d’Edmonton, ont chacun leurs raisons de valoriser le bilinguisme. C’est de ces avantages qu’ils vont discuter du 22 au 27 aout prochains.

Au total, ils seront 30 jeunes de neuf provinces et deux territoires à prendre part aux discussions du Forum des jeunes ambassadeurs (FNJA).


Ces élèves, qui entreront en 12e année ou en secondaire 5, au Québec, à l’automne, ont été sélectionnés pour leur implication et leur leadership en français dans leur communauté. Ils doivent également être inscrits dans un programme scolaire de français, comme dans une école francophone ou d’immersion.

« Il y a des défis pour le français dans un environnement majoritairement anglophone, fait remarquer Nicolette Horvath, élève en immersion à l’école J. H. Picard à Edmonton. J’espère qu’au Forum, je vais pouvoir discuter de ces défis et problèmes avec les autres jeunes pour trouver des solutions. »

Pour la deuxième année consécutive, Philippe de Montigny assure la coordination de ce projet de l’organisme à but non lucratif Le français pour l’avenir. « Les défis sont différents d’un endroit à l’autre, mentionne-t-il. À travers les discussions, les tables rondes avec des invités spéciaux et les activités de leadership, les jeunes pourront mieux comprendre ces différences et approfondir leur réflexion. »

« Nous voulons outiller les jeunes pour qu’ils deviennent des ambassadeurs du bilinguisme dans leur communauté.
À la cérémonie de clôture, le point culminant du Forum, les jeunes dévoileront leur engagement pour l’année à venir », avance le coordonnateur.

Le par et pour les jeunes est primordial lors de cet évènement.Philippe de Montigny estime qu’un message qui passe par un camarade de classe a beaucoup plus d’influence que lorsque c’est un adulte qui le véhicule, puisque le rapport d’autorité n’existe pas. Les ambassadeurs, espère-t-il, auront un impact dans leur école et leur communauté.

Faire plus et mieux
Les trois jeunes albertains sont tous d’avis que la situation du bilinguisme au Canada pourrait s’améliorer. « À l’étranger, le Canada fait la promotion de son bilinguisme, mais en réalité, le pays n’est pas si bilingue que ça », déplore le
Franco-Albertain de 3e génération, Eric Boivin.

Hailey Curtis souhaite que les frictions entre les communautés des deux langues cessent. « Les gens ne comprennent pas toutes les bonnes choses qui viennent avec le bilinguisme. Il faut le leur démontrer pour que la situation change », assure-t-elle.

« Être bilingue, c’est un atout. Tu as deux fois plus d’opportunités. Au théâtre, tu peux aller voir des pièces dans les deux langues. En politique, tu peux écouter les débats, peu importe s’ils sont en français ou en anglais », cite Philippe de Montigny, en exemple.

Les jeunes ambassadeurs, quant à eux, voient une foule d’opportunités pour leur avenir, en plus des opportunités de voyages. Rejointe au téléphone alors qu’elle participe au programme J’explore à Trois-Rivières au Québec, Nicolette Horvath prend en note certaines idées pour en discuter lors du Forum et les appliquer dans son école dès la rentrée.

« Même si les deux langues ne sont pas égales au pays, le français survit. Le français est une grande partie de notre culture et de notre identité canadienne qu’il faut valoriser et promouvoir », conclut Nicolette, dont les deux parents, unilingues anglophones, sont très fiers de son engagement.

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