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Festival théâtre jeunesse 2012 : l’école Voyageur se distingue

Douze troupes de théâtre, regroupant 120 jeunes, ont foulé les planches du centre Goldeye, du 20 au 22 avril dernier,  pour participer à la 23e édition du Festival théâtre jeunesse (FTJ).

Le nouveau directeur artistique et général de L’UniThéâtre, Brian Dooley, en était à sa deuxième présence au Festival théâtre jeunesse. « J’ai eu la chance de participer à une reprise comme juge, mais à l’époque, mon orientation était assez ciblée. Cette fois, c’est avec des oreilles et des yeux grands ouverts que j’ai eu la chance d’apprécier ce festival », affirme M. Dooley.


Ce dernier a aimé la prestation théâtrale de la jeunesse franco-albertaine. « Pour plusieurs des jeunes, c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds sur les planches. Leur performance a été fascinante, on ne voyait pas de trac, on voyait de l’enthousiasme », souligne Brian Dooley.

Pour cette première expérience à la tête de L’UniThéâtre, M. Dooley a pris des notes. « Avec 12 pièces cette année, l’horaire était quelque peu chargé. Peut-être qu’il faudra rectifier le tir, mais malgré tout, on ne voyait pas d’épuisements chez les jeunes. Dans l’ensemble, le festival s’est bien déroulé. Je vois peut-être quelques petits ajustements à apporter afin de rendre le festival plus efficace, qui permettrait aussi de plus le théâtraliser », affirme-t-il.

De ce premier FTJ, c’est la qualité des textes qui a retenu l’attention du nouveau directeur artistique et général de L’UniThéâtre. « J’ai été très impressionné par l’imagination que l’on retrouve derrière l’écriture. À mon avis, on retrouvait des textes très très forts. De plus, il y avait un bon mélange de styles. Ce qui est fascinant, c’est que ces pièces nous donnent un aperçu de comment les jeunes voient la société », note-t-il.
L’école Voyageur de Cold Lake a enlevé les grands honneurs, dans la catégorie 10e-12e année, en mettant la main sur les prix de Meilleure production et de Meilleur texte, en plus de voir un de leurs comédiens, Scott Desaulniers recevoir le prix de Meilleur comédien.

Dans la catégorie 7-9, l’école Alexandre-Taché, avec la pièce Annulé ça veut dire quoi? a été sacrée Meilleure production. Pour sa part, l’école Joseph-Moreau, avec la pièce 21 décembre, se méritait le prix Meilleur texte.

Notons que le prix du public a été décerné à l’école Alexandre-Taché pour la pièce S.S. Maude. (Voir le tableau à gauche pour la liste complète des récipiendaires).

Chance unique
Bien qu’il ait fallu déterminer des vainqueurs, Brian Dooley estime que tous les acteurs sont gagnants. « Si, de par leur participation, les élèves en retournant chez eux se disent qu’ils ont appris quelque chose en mettant les pieds sur scène, c’est, à mon avis, l’élément positif à retenir du festival », affirme-t-il.

Comme M. Dooley le fait remarquer, le Festival théâtre jeunesse permet « aux jeunes d’avoir l’opportunité d’être en famille dans un environnement culturel franco-albertain unique en son genre ».

À titre de nouveau directeur de L’UniThéâtre, Brian Dooley aimerait rendre l’appareil aux différentes écoles. « Le festival regroupe, année après anné,e des jeunes répartis aux quatre coins de la province. Je souhaite plus que jamais voir l’école et la région qui se cache derrière les participants. Cela me permettrait de découvrir des endroits que je n’ai jamais eu l’opportunité de voir avant », lance-t-il.

L’UniThéâtre pourrait alors explorer la possibilité d’offrir dans les écoles francophones une formation créditée en théâtre, comme cela est le cas pour les écoles Maurice-Lavallée et Gabrielle-Roy, à condition que les conseils scolaires emboitent le pas.

« En terme de développement personnel, le théâtre est tout aussi important que le volet sportif. Il n’est pas donné à tous les jeunes de jouer au hockey, comme il n’est pas donné à tous de faire du théâtre. Nous voulons aider les écoles de la bonne façon pour les aider à répondre à la demande des élèves qui ont une passion pour le théâtre », soutient Brian Dooley.

Études postsecondaires

Avec ce qu’il a vu lors du Festival théâtre jeunesse, M. Dooley voit d’un bon œil le fait que le Campus Saint-Jean (CSJ) offrira, à compter de septembre 2013, une nouvelle majeure de 30 crédits en étude théâtrale.

« L’UniThéâtre, nous voulons engager des comédiens qui ont suivi une formation chez nous, en Alberta. Un peu comme le théâtre Citadel fait avec l’Université de l’Alberta. C’est essentiel pour la communauté franco-albertaine d’avoir un choix d’études en théâtre en français pour les élèves désireux de poursuivre dans ce domaine, plutôt que de les voir aller étudier au Québec », conclut M. Dooley.
 

 

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