Imprimer cette page

M. Steak mange la galaxie remporte les grands honneurs

Une trentaine de jeunes, répartis en huit groupes, se sont donné rendez-vous, du 20 au 22 avril derniers au Centre Goldeye de Nordegg pour participer à la 12e Chicane albertaine.

Cette compétition musicale, organisée par le Centre de développement musical (CDM),  a vu le duo M. Steak mange la galaxie de Lethbridge, formé d’Antoine Laroche et Skyler Bjorn-Benoit, remporter lesgrands honneurs, devant Synok de Rivière-la-Paix et Action=>Réaction de Bonnyville.


Le groupe de Lethbridge a aussi mis la main sur le Prix du public et sur le Prix du français.

 

Pour sa part, le groupe Illusion Saint-Paul, s’est vu remettre le Prix de la chanson primée avec Aurore ainsi que le Prix du kilométrage, qu’il a partagé avec l’autre groupe de l’école du Sommet, le groupe Évolution.

Par ailleurs, étant donné que la Chicane albertaine vise aussi le développement musical sous toutes ses formes, un prix faisant mention de l’effort a été créé cette année. Le Prix Persévérance a été remis au groupe Politique zéro d’Edmonton.

Des prix individuels de musiciens ont aussi été remis par les juges à huit jeunes qui ont démontré une attitude et une implication dévouée et un vouloir d’apprendre durant les cours offerts par le CDM, lors des activités de la Chicane, ainsi qu’une présence scénique captivante. Les récipiendaires ont été :
-    Leah Magnan (groupe Profitérole d’Edmonton)
-    Mitchell Watkins(Faute de frappe d’Edmonton)
-    Émilie Laroche (Synok)
-    Mikaël Beaudoin(Évolution)
-    Dylan Volde (Politique zéro)
-    Ariane Côté (Synok)
-    Courtney Shutter (Action=> Réaction)
-    Émanuelle Dubbeldam (Faute de frappe)

 

 

Différents styles
« Cette année, il y avait une belle diversité des styles. On retrouvait du country, du jazz, du blues, du rock, etc. Toute une comparaison avec la première Chicane albertaine que j’avais coordonnée alors que c’était essentiellement du heavy metal francophone », a souligné Marie-Josée Ouimet, dont l’édition 2012 se voulait la 8e Chicane albertaine qu’elle coordonnait.

Selon elle, ces différents styles amènent un cachet particulier à l’évènement. « On a commencé à observer une évolution dans la présentation des groupes au cours des dernières années, mais on voit aussi l’influence qu’a pu avoir, l’an dernier, le groupe Ménage à trois de la région de Rivière-la-Paix », affirme-t-elle.

Ce groupe, formé de Léandre Bérubé, Isaël Huard et Gabriel Bérubé, avait remporté la Chicane haut la main en 2011, en plus d’avoir eu l’honneur de représenter – et de remporter – la compétition musicale des Jeux de la francophonie canadienne tenue à Sudbury.

Fait à noter, les huit groupes inscrits à la Chicane albertaine 2012 constituaient une baisse, par rapport aux 14 groupes présents ces dernières années.

« Nous avions beaucoup de nouveaux groupes qui suivent des cours crédités du CDM cette année et certains d’entre eux, je peux penser à un groupe à Plamondon (école Beauséjour), à Calgary (La Rose sauvage) et à Edmonton (Maurice-Lavallée) notamment, ne se sentaient pas prêts à participer à l’évènement cette année », avance Marie-Josée Ouimet.
La coordonnatrice soutient toutefois que cette diminution, en terme de quantité, n’a pas eu d’impacts sur la qualité des prestations offertes.

« On voit une belle évolution dans la qualité des performances et on remarque le sérieux des participants. Il y a la compétition, certes, mais il y a aussi tout le volet formation avec les cours de maitres qui est vraiment apprécié. Il y avait une belle interaction entre les participants », avance-t-elle.

Marie-Josée Ouimet fait notamment remarquer que le jam collectif du samedi matin avait vu, pour la première fois, la presque totalité des jeunes inscrits à la Chicane y participer.

Après quelques années de partenariats avec L’UniThéâtre, alors que la Chicane se déroule en même temps que le Festival théâtre jeunesse, le CDM semble avoir trouvé sa niche à Nordegg. « Lors des premières éditions de la Chicane, qui se déroulaient en même temps que les Jeux francophones de l’Alberta, on a été à même de constater que le public sportif et celui de la musique ne se mélangeaient pas tout le temps bien. Avec le Festival théâtre jeunesse, c’est vraiment une fin de semaine où la culture et les arts sont mis de l’avant par le biais de créativités collectives », explique Marie-Josée Ouimet.

Puisque L’UniThéâtre a déjà réservé le site du centre Goldeye pour les trois prochaines années, ce jumelage culturel se poursuivra jusqu’au moins en 2015. « C’est un partenariat idéal. Il y a une belle complicité. Nos participants vont assister aux pièces alors que les jeunes du théâtre assistent aux spectacles de la Chicane », lance Marie-Josée Ouimet.
 

Évaluer cet élément
(0 Votes)