Les jeunes dessinent les armoiries franco-albertaines !

Le concours Créez l’armoirie francophone albertaine, lancé par l’ACFA en février dernier en partenariat avec le projet ACCENT, vient de s’achever. Les gagnants, une élève de l’école francophone La Mission à Saint-Albert et un groupe à l’école d’immersion Montrose à Grande Prairie, se sont pris de passion pour le projet. De leur côté, les enseignants applaudissent l’initiative, qui aide à bâtir la fierté chez les jeunes Franco-Albertains.

Les gagnantes Bronwyn Sargeant Amy Redmond Ella Pruden Noel Nichol et Kiara Wuttunee de lecole Montrose accompagnees de leurs enseignants Rene Beauparlant et Lori Chalifoux

C’est Tessa Merrill de l’école La Mission pour les 3e et 4e années qui l’emporte avec son dessin. Du côté des 5e et 6e années, ce sont Amy Redmond, Kiara Wuttunee, Noel Nichol, Ella Pruden et Bronwyn Sargeant qui ravissent le prix avec l’école Montrose. Ils repartent tous avec des drapeaux franco-albertains.

Au total, 72 élèves auront pris part à l’aventure créative. Pour Marc Arnal, président de l’ACFA, « ces jeunes ont démontré toute la fierté qu’ils ont de vivre en français et laissent leur marque dans la communauté franco-albertaine ».

ArmoiriesUn concours plein de symboles

On se réjouit aussi du côté des enseignants. René Beauparlant, instituteur en 6e année à l’école Montrose, a participé au concours avec une deuxième classe au sein de son établissement, impliquant 44 élèves au total. « Certains ont travaillé en groupe, d’autres individuellement. Ils ont dû effectuer un travail de recherche au préalable sur les symboles de la francophonie albertaine, renseigne le professeur. Et en plus de la conception, les enfants ont dû aussi rédiger un texte explicatif argumentant leurs choix artistiques ».

Ainsi les jeunes gagnantes ont inclus dans leur dessin le bouclier albertain, la croix de saint Georges, et la couronne royale. Elles se sont aussi inspirées de la géographie de la province: montagnes, collines, prairies, champs de blé et rose sauvage font partie du tableau. Les animaux ne sont pas non plus en reste: les filles ont opté pour le bouc d’une part, « symbole de la fierté et de la confiance, et mascotte de la francophonie albertaine », et pour le grizzly d’autre part, « représentant la force et la sagesse ainsi que les forêts de l’Alberta ».

Le drapeau franco albertain flotte devant lecole dimmersion Montrose a Grande Prairie depuis le 8 mai

Une fierté dynamisée

Le concours a donné la chance au professeur en immersion d’aborder la question « des luttes francophones pour leurs droits, la place et l’importance de la francophonie en Alberta ». Pour lui, l’initiative met en lumières une chose fondamentale : « Le français n’est pas réservé à un groupe de personnes mais est un bien public qui appartient à tout le monde. On ne naît pas francophone, on le devient ».

Ces jeunes issus de familles anglophones ont su démontrer « une sensibilité pour comprendre la réalité des francophones en Alberta », renchérit René Beauparlant. Leur dessin en est la preuve: les deux bisons qui se retrouvent tête-à-tête au sommet, encadrés par les drapeaux canadien et albertain, représentent pour les jeunes dessinatrices la lutte des francophones pour leurs droits.

Marc Arnal a tenu a feliciter en personne les jeunes gagnants du concours mardi 8 maiLe président de l’ACFA, Marc Arnal, a tenu à être présent mardi 8 mai pour féliciter en personne les jeunes gagnantes. « C’est l’une de ses priorités de créer plus de ponts entre les écoles francophones et d’immersion », atteste l’instituteur à Montrose. Afin d’afficher leur fierté, l’école a même hissé le drapeau franco-albertain remporté au terme du concours qui flotte depuis devant l’établissement, « un fait assez rare pour une école en Alberta », souligne-t-il.

Pour René Beauparlant, le concours participe à l’inclusion dans la francophonie : « Si on veut imprimer la francophonie dans la tête mais aussi dans le cœur des élèves en immersion, il faut continuer à bonifier l’expérience en classe avec ce genre d’initiatives ».

Les armoiries retenues seront retravaillées par un graphiste professionnel et figureront sur les documents officiels de l’ACFA provinciale. « C’est toute une fierté pour les élèves d’être associés à tout cela, ça permet aussi de laisser une trace, leur vision de la francophonie », observe l’enseignant.

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