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La robotique: un choix pratique

Chih-Hung Wu, âgé de 17 ans, fait partie de l’équipe de robotique Helios 5009. C’est à l’âge de 7-8 ans, au Québec, que le jeune homme fait ses débuts dans ce domaine et deviendra un féru de Robotique. En 2014-2015, le jeune homme et sa famille déménagent, direction l’Alberta. Loin d’abandonner sa passion, Chih-Hung s’inscrit dès son arrivée à l’école Joseph-Moreau dans le cadre du programme First Lego League (FLL) durant une année. Peu d’écoles de la province offrent alors ce type de programme. Puis, il s’inscrit au First Tech Challenge (FTC), un autre programme destiné aux plus confirmés, à l’école Maurice-Lavallée. Le 17 avril prochain, Chih-Hung s’apprêtera à se rendre à Houston pour le championnat mondial de robotique, afin de défendre les couleurs du Canada. L’équipe en profitera pour visiter la NASA.

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LF : Comment ta passion pour la robotique a-t-elle commencé ?

CH : C’était durant l’été au Québec, il y avait un camp de Lego pour les jeunes. Ma mère m’y a inscrit et j’ai pu construire mes premiers robots avec d’autres jeunes.

LF : Une fois en Alberta, est-ce que ça a été facile de continuer à pratiquer la robotique ?

CH : Oui, quand j’ai vu que l’école Joseph Moreau offrait ce programme, je l’ai pris immédiatement. J’ai vu également que c’était les mêmes robots que ceux utilisés  au Québec.

LF : Aujourd’hui, qu’est-ce que la robotique et le fait de faire partie d’une équipe t’ont enseigné?

CH : J’ai appris à faire de la construction avec des matériaux, à les manier et à faire aussi de la programmation avec des ordinateurs. Tout ce qu’on entreprend en robotique, il faut y mettre tous nos efforts, sinon ça ne marche pas. L’effort compte pour beaucoup dans tout cet apprentissage.

LF : Pratiquer la robotique, est-ce en lien avec vos cours?

CH : Oui, la construction et la soudure sont en lien avec les sciences physiques et les mathématiques. Par exemple, quand on va mesurer les pièces du robot, on coupe  de l’aluminium et on doit mesurer les dimensions et les circonférences.

DSC 7376LF : As-tu toujours trouvé la robotique facile?

CH : Cette année, la programmation c’est quelque chose de nouveau pour moi, donc c’est un peu difficile au début. Mais c’est quelque chose que l’on apprend. La construction, c’est juste mesurer, couper et assembler des pièces ensemble.

LF : Qu’est ce que tu as trouvé facile et plus difficile?

CH : La construction c’est plus facile, car les objets sont justes devant toi et tu veux juste les manier. C’est quelque chose de très physique. Alors que la programmation, c’est beaucoup plus abstrait, plus théorique, il faut que cela soit pensé. On fait des calculs, on fait de l’algèbre aussi, on change les valeurs avec un nom.  

LF : As-tu participé à beaucoup de compétition jusqu’à maintenant ?

CH : Il y a une compétition chaque année à Edmonton. Il y a aussi des petites prestations pour montrer ce que l’on fait. On essaye de recruter du monde et montrer ce que l’on est capable de faire.

LF : Le championnat mondial de robotique arrive à grands pas, as-tu des attentes particulières?

DSC 8081CH : Le niveau des États-Unis est vraiment bon. Je veux vraiment constater la différence entre eux et nous. Comment ça va se passer? Et puis découvrir les autres compétiteurs d’autres pays.  

LF : Que veux-tu faire plus tard?

CH : Je veux devenir infirmier

LF : Penses-tu que la robotique pourra t‘aider pour ta carrière professionnelle et celle d’autres jeunes ?

CH : Oui, ça permet d’acquérir de l’expérience. J’ai pu toucher à différents domaines, notamment avec des matériaux, de la programmation. On apprend à passer de la théorie à la pratique.

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