45e de FJA: Une jeunesse qui ne vieillit pas

Le 2 décembre dernier, près d’une centaine de personnes, dont trois des fondateurs de l’organisme, Paul Pelchat, Suzanne Bugeaud et Daniel Poulin, se sont joints à Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA) pour célébrer leur 45e anniversaire à La Cité francophone d’Edmonton. Une soirée riche en souvenirs et en émotions où fut présentée l’histoire de FJA écrite par France Levasseur-Ouimet.

Ayant plus d’une flèche à son arc, FJA a instauré plusieurs projets au fil des ans, notamment la Fête franco-albertaine, les Jeux francophones de l’Alberta, le drapeau franco-albertain, la rue Marie-Anne-Gaboury, en plus de s’investir dans plusieurs secteurs, dont l’histoire, les arts, les sports, le leadership et la politique.  

 

IMG 9718Selon Martin Kreiner, président de FJA, le principe que « FJA est partout et fait tout », ressorti pendant l’exposé historique, est représentatif de leur devise par et pour les jeunes.

 

« FJA fait tout dans le sens que notre portée est large… FJA est partout en raison que plusieurs jeunes sont membres et s’engagent dans divers domaines…. FJA n’a pas vraiment de spécialité et c’est ça la beauté de la chose, » soutient M. Kreiner.

 

Par ailleurs, pour le jeune président, il s’agit « quasiment d’une surprise » que FJA célèbre ses 45 ans. « FJA, puisque c’est un organisme jeunesse, a une mémoire corporative très courte… On ne réalise pas toute l’histoire derrière et les centaines de personnes qui ont participé. C’est donc un moment de réalisation, mais aussi une occasion pour apprendre notre passé et l’apprécier » explique-t-il.

 

Même pour les membres fondateurs, la soirée a permis de découvrir plus d’une chose au sujet d’un organisme qu’ils avaient perdu de vu. « Les dossiers qui ont été montrés ce soir, dont plusieurs que je ne connaissais pas, m’ont réellement impressionné. Cela démontre le vrai sens de leadership que Francophonie jeunesse a lancé en 1973 », souligne Paul Pelchat.

 

Daniel Poulin pour sa part partage son souhait pour l’avenir : « Mon souhait est qu’ils continuent le travail qu’ils font. Ils sont sur une très belle piste et ils démontrent une diversification avec les représentants régionaux. Je pense que c’est la clé du succès. »

 

Une histoire racontée

C’est en 1972 que l’idée de créer Francophonie jeunesse de l’Alberta est née.  Quatre jeunes déjà très impliqués dans leurs communautés, soit Paul Pelchat, Suzanne Bugeaud, Daniel Poulin et Paul Riopel, avaient été désignés par l’ACFA pour se rendre au 25e congrès de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) à Québec.

 

À l’époque, aucune organisation provinciale ne regroupait les jeunes francophones de la province. « Avant même de retourner en Alberta, on voyait qu’on était mal représentés et qu’on n’avait pas vraiment de voix pour s’exprimer, » se souvient Suzanne Bugeaud.

 

Les quatre jeunes ont également réalisé lors de leur séjour qu’il y avait des pourparlers pour une structure jeunesse nationale subséquemment créée en 1974. « On se disait que si on avait une structure en Alberta, on pourrait participer à ce mouvement national de jeunes canadiens-français », explique Daniel Poulin.

 

Motivés plus que jamais, les quatre jeunes n’ont pas tardé à organiser des réunions provinciales à leur retour. Sans ordinateurs, télécopieurs, ou téléphones, ils ont voyagé à travers la province pour aller à la rencontre de jeunes francophones dans les écoles d’immersion. « On sortait de là, enthousiasmés parce qu’ils avaient compris qu’il fallait faire quelque chose, » souligne Paul Pelchat.

 

C’est alors qu’une trentaine de délégués participeront à des rencontres provinciales à Edmonton à la fin de l’année 1972. S’étant entendus sur le besoin de créer Francophonie jeunesse de l’Alberta, les premiers membres de l’exécutif ont été élus en mars 1973.

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