Imprimer cette page

Être mentor, c’est leur genre

La 4e édition de la journée « Jeunes mentors » a eu lieu le jeudi 13 avril à la Cité Francophone. Organisé sous le thème « être mentor, c’est mon genre », l’événement a pour but de lutter contre l’intimidation et le harcèlement. Ce projet a été rendu possible grâce à la collaboration de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA), l’ACFA, la Fédération des sports francophones de l’Alberta (FSFA), Francophonie Jeunesse de l’Alberta (FJA) et le projet ESPOIR du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN).

IMG 8834ok

Initié en 2011 par l’AJEFA pour soutenir le projet ESPOIR du CSCN, la journée de formation « Jeunes mentors » prend chaque année une nouvelle dimension. Le nombre de participants, d’écoles et d’organismes partenaires impliqués a plus que doublé en quatre ans. Avec 5 établissements scolaires et 40 élèves engagés lors de la première édition, 2017 a vu 12 écoles présentes, 5 organismes partenaires et un record de 95 jeunes présents.

Des ateliers par et pour les jeunes

L’initiative a pour objectif de permettre aux jeunes de valoriser leurs engagements au sein de leur communauté et de lutter contre l’intimidation : « les enfants pourront aider à réduire, voire combattre l’intimidation. On leur apprend à s’assumer, à prendre des engagements et à savoir réagir face aux difficultés », explique Brigitte Etien, coordinatrice de l’événement. « Ils se sentent de plus en plus impliqués dans la lutte contre l’intimidation. Cela se voit par le nombre de participants et par certains jeunes qui reviennent comme animateurs », poursuit-elle.

Cette année, dix-neuf élèves ont offert trois ateliers différents à leurs pairs. C’est le cas de Victoria, élève en 9e année, qui participait pour la première fois en tant qu’animatrice : « j’aime animer. C’est une bonne idée d’être là, car on fait des jeux et on travaille en équipe », commente celle qui en est à sa troisième édition. « Au final, ça aide tout le monde puisqu’il faut parler et sortir de sa zone de confort. Le but des ateliers est de faire en sorte que tout le monde participe, et en plus on parle en français », précise-t-elle.

La journée est aussi l’occasion de rencontrer d’autres jeunes de leur âge, de partager avec eux et de créer des liens d’amitié. Jessica et Sadika, toutes deux élèves en 4e année, et elles aussi animatrices, sont ravies de leur expérience. « C’est bien amusant. On rencontre de nouvelles personnes », s’exclame Sadika, aussitôt rejointe par Jessica : « on aime beaucoup. J’aimerais faire ça tous les jours ! ».

IMG 8825ok IMG 8838ok

Des activités ludiques

Le caractère éducatif, interactif et pratique des ateliers permettent aux jeunes de s’exprimer, de réfléchir et de bouger. Ils améliorent ainsi leurs compétences en leadership, développent leurs habiletés sociales et engagent à créer un climat positif au sein de leur école et dans leur communauté. « Nous souhaitons développer l’engagement des jeunes pour qu’ils soient des meneurs positifs », détaille Michelle Tardif, coordinatrice du projet ESPOIR. « Je suis très fière de la participation des jeunes, ils sont éveillés et attentifs. Donner la parole aux jeunes porte ses fruits », conclut-elle avec enthousiasme.

Parmi les nombreux ateliers proposés figuraient ceux du Leadership, des jeunes et des droits de la personne, du Cercle de conciliation, ou encore celui de la Nature et découverte qui permettait notamment aux jeunes d’éveiller leur créativité avec des objets naturels et de passer du temps à l’extérieur.

Le succès de «Jeune mentor» est tel qu’il devrait être étendu dans le sud de la province à Calgary.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Éléments similaires (par tag)