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La jeunesse francophone veut d'avantage d'inclusion

La 7e édition du Forum jeunesse pancanadien s’est déroulée du 16 au 19 février à Calgary. Plus de 80 jeunes venant de tout le pays se sont réunis pour discuter autour des trois valeurs clés du forum: inclusion, réconciliation et valorisation des différentes manières de s’exprimer ou parlers.

FJP2017 Credit photo- Facebook FJCF

 Pour la première fois dans l’histoire du forum, tous les provinces et territoires canadiens étaient représentés, a remarqué Colin-Philip Belliveau-Simard, président de Francophonie Jeunesse Alberta (FJA).

L’événement a réuni 86 jeunes âgés de 14 à 25 ans, dont six venaient de l’Alberta. Organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-francaise (FJCF), le forum leur a offert la possibilité de participer à plusieurs conférences et ateliers sous le thème commun suivant: Le Canada de demain imaginé par la jeunesse d’aujourd’hui.

Parmi ces conférences, celle de Bradley Bacon, porte-parole du Réseau jeunesse des Premières Nations, a particulièrement marqué Marguerite Tolgyesi. «Cela a été vraiment intéressant, d’autant que cela touchait directement à l’une des thématiques du forum: la réconciliation », nous a dit cette jeune participante originaire du Yukon. L’atelier des couvertures, animé par le Conseil jeunesse provincial du Manitoba, et destiné à illustrer le rôle des peuples autochtones dans l’histoire du Canada, lui a aussi beaucoup plu. «Tout le monde était ému», nous a-t-elle raconté.

L’un des objectifs du forum est d’aider les jeunes à dresser une liste d’actions concrètes qu’ils pourront entreprendre dans leur communauté. «Au Yukon, on souhaite concentrer nos futures actions sur cette notion d’inclusion et d’acceptation», a déclaré la jeune fille.

L’acceptation des différences, notamment entre les nombreux accents francophones du pays, a été en effet au coeur des discussions, a souligné M. Belliveau-Simard. «On a beaucoup parlé de la valorisation de nos parlers, qui ne sont pas toujours repris par nos médias qui utilisent un Français de référence», a-t-il dit. «On veut être positif et arrêter de parler d’insécurité linguistique», a-t-il ajouté. Le bilinguisme aussi a fait partie des discussions, et «on aimerait qu’il devienne la norme au Canada, que d’ici 50 ans, 50% des Canadiens soient bilingues», a déclaré le président de FJA.

La notion d’inclusion a également été illustrée par l’atelier animé par FJA sur la diversité sexuelle. À l’aide de différents scénarios, l’exercice aide les participants à comprendre la réalité que chacun vit en fonction de son genre, son ethnicité, ou son statut social.

La question des LGBTQ a été retenue par les jeunes participants comme l’un des enjeux du futur pour le pays, de même que la santé mentale, l’environnement et la condition des femmes au travail. Autant d’enjeux qui montrent l’importance pour les jeunes de s’impliquer dans leur communauté, a conclu Marguerite Tolgyesi.

 

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