C’est une première dans la Francophonie albertaine ! Le vendredi 18 novembre un panel sur la diversité sexuelle, lancé par Francophonie Jeunesse Alberta, en collaboration avec la Fédération des parents francophones de l’Alberta, s’est déroulé au Campus Saint-Jean. Plus d’une trentaine de personnes ont assisté à l’évènement. Le but de la rencontre ? Sensibiliser et parler sans tabou des défis et des enjeux liés à l’identité sexuelle, l’identité de genre et de l’orientation sexuelle. Une rencontre parfois teintée d’émotion tant pour les jeunes, que pour certains des parents qui ont répondu présents à l’invitation !

IMG 3680« Prendre son temps, se sentir prêt et s’assurer d’être dans un milieu où on se sent en sécurité. », c’est le conseil qu’a partagé Stéphane Youdom, l’un des trois jeunes LGBTQ, venus partager pour l’occasion son expérience, abordant le sujet parfois délicat de faire son « coming-out ». L’expression « sortir du placard » porte bel et bien son nom. Bien souvent déclarer son homosexualité est vécue comme une seconde naissance. Mais, enlever l’étiquette d’hétérosexuel, attribuée dès les débuts de son existence, entraine parfois des tensions, voir une confrontation entre le monde extérieur et la résonance intérieure chez les jeunes LGBTQ. « On m’a renié, déshérité, puis la famille est revenue », surenchérit Stéphane. « Le coming out a été difficile a formulé dans ma tête, déjà je me sentais différente », reconnaît de son côté, Natacha Lusson Coones. Pour Émilie Lamache , la difficulté s’est porté, « sur la difficulté de se faire appeler du mauvais genre ». Si les jeunes angoissent les parents aussi.

Mireille Péloquin, directrice de la Fédération francophone des parents de l’Alberta et maman d’un jeune homme de 23 ans, témoigne et raconte son ressenti de mère quand elle apprend l’orientation sexuelle de son fils. « Quand les enfants sortent du placard, les parents y rentrent, j’ai dû demander de l’aide, j’ai eu peur pour lui », confie t-elle. Mme Péloquin n’est pas la seule parent a s’être inquiétée du bien être et de l’avenir de son enfant. L’entrepreneur Paul Blais et Mme Phyllis Denis ont connu leur lot d’angoisse, « harcelé à l’école on avait peur tout le temps », explique Mme Denis. Paul Blais a dû pour sa part, affronter des messages d’hostilité sur Facebook concernant l’acceptation du mariage de son fils. Aujourd’hui, les choses vont mieux. Selon Casey Edmunds, directeur général de Francophonie jeunesse de l’Alberta, «Le panel est une 1ere étape à vouloir conscientiser les gens de la communauté et ouvrir un dialogue de discussion notamment avec le parents, car c’est en marge du colloque de la FPFA », énonce t-il. Mme Marie Houzeau, directrcice de GRIS-Montreal a pour l’occasion fait le déplacement, afin d’apporter son expertise aux jeunes du FJA dans le cadre d’ateliers. À la fin du panel, le directeur de FJA  et la directrice de la FPFA ont signé une entente, afin d’offrir des ateliers sur la diversité aux conseils d’écoles des écoles francophones en Alberta, pour l’année 2016-2017.  

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