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Jim Prentice est premier ministre de l’Alberta depuis plus d’un mois. L’occasion pour Le Franco de faire le bilan de ces premières semaines avec Frédéric Boily, professeur de sciences politiques à l'Université de l'Alberta à Edmonton.

 

Ses promesses pré-élection

 

Jim Prentice, avocat de formation, anciennement ministre de l’Environnement, ministre de l’Industrie et député à la chambre des communes, a pris la tête du Parti progressiste-conservateur de l’Alberta le 6 septembre 2014. Il est devenu dans la foulée le 16e premier ministre de l’Alberta, suite à la démission d’Alisson Redford, sa prédécesseure.

Le 7 aout dernier, au lendemain de la troisième démission de l’ancienne première ministre de l’Alberta, Alison Redford - cette fois à titre de députée pour la circonscription Calgary-Elbow - le vérificateur général de l’Alberta a rendu son rapport sur les dépenses du cabinet de la première ministre et le service de transport aérien de l’Alberta (ATS). 
 
« La première ministre Redford et son bureau on fait un usage inapproprié de fonds publics » : c’est avec cette phrase que le bureau du vérificateur général (VG) entame la longue liste de conclusions du rapport demandé par Mme Redford elle-même en mars 2014, alors qu’elle était toujours la première ministre de l’Alberta, chef du parti progressiste-conservateur de l’Alberta et députée pour Calgary-Elbow. 
 
« De façon constante, les documents fournis par la première ministre et son entourage n’ont pas été en mesure de démontrer que l’usage qu’ils avaient fait des fonds publics était raisonnable et adéquat, notamment en ce qui a trait à certains voyages, à l’utilisation de biens publics [les avions gouvernementaux] et des choix d’hébergement », a expliqué le vérificateur général, Merwan N. Saher, en conférence de presse. (traduction libre)

             Pour sa 17e édition, la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (Specque) investit l’Ouest canadien. Une première. Avec quelque 120 francophones du monde entier réunis à Edmonton du 3 au 10 aout. Mais que sont-ils vraiment venus chercher ?

Ceux qui n’ont jamais entendu parler de la Specque peuvent hausser les sourcils. Oui, il s’agit bien de reconstituer un Parlement européen… à Edmonton. L’année dernière, c’était à Rome. Celle d’avant, à Montréal. Répartis en divers groupes politiques, les 120 Specquois débattent de grands sujets européens tels que le pétrole, la défense, la bioéthique ou l’intégration des Roms. Le tout en français. Bien que ludique, l’exercice requiert un énorme travail de fond en amont et de réels talents oratoires, dans le respect du protocole parlementaire. Les lois votées ne seront certes pas appliquées, mais l’argumentation déployée nourrira la réflexion de chacun des apprentis eurodéputés...

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