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Rendez-vous de la Francophonie, Journée internationale de la Francophonie, discours à l’Assemblée législative… Le ministre de la Culture et du Tourisme n’a pas chômé durant ce mois de mars ! Ricardo Miranda avance à grands pas dans l’établissement d’initiatives au bénéfice de la francophonie albertaine.

Ricardo Miranda

Lundi 20 mars, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le palais législatif d’Edmonton a accueilli une cérémonie publique dans la rotonde de l’Assemblée.

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Le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la Coalition des femmes de l’Alberta a lancé le site de rencontre MentorAction. Un espace à l’image de l’organisation où mentores et mentorées entrent en contact afin d’appuyer le leadership francophone des femmes dans la province.

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« On ne naît pas femme, on le devient ». Cette phrase de Simone de Beauvoir (1908-1986) porte une résonance toute particulière à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars dernier. Dernièrement, la Coalition des femmes de l’Alberta a lancé le site MentorAction. Une initiative qui cherche à appuyer le leadership politique des femmes francophones en Alberta. Si on ne naît pas femme, mais qu’on le devient, on ne naît pas non plus politicienne pour autant.

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Politique et environnement ne forment pas toujours un mariage évident. L’approche amorcée par le gouvernement concernant la question de l’énergie en Alberta et les promesses non tenues par ce dernier créent de la méfiance. Comment croire alors et avoir confiance dans les politiques qui nous représentent, quand on assiste à une volte-face aussi dérangeante ? La parole engagée est sérieusement ébranlée, et l’avenir des futures générations complètement spolié.  

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C’est officiel ! Lors du congrès annuel de l’ACFA, le 15 octobre dernier, le gouvernement albertain a annoncé le lancement de consultations en vue de développer une politique de services en français. Cette annonce est un véritable tournant historique pour la francophonie albertaine.

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La Coalition des femmes de l’Alberta a terminé son année en beauté, le premier juillet, avec un souper-conférence portant sur le leadership en politique. Invitée dans le cadre du projet Mentoraction, la conférencière Annie McKitrick est venue discuter de son parcours et a énuméré les étapes qui l’ont amenée à devenir la politicienne qu’elle est aujourd’hui.

 

Pour Jean Johnson, président de l’ACFA, la rencontre au sommet entre les acteurs de la francophonie albertaine, la première ministre Rachel Notley et le ministre de la Culture et du Tourisme, Ricardo Miranda, est le premier pas vers la création d’une politique sur les services en français.

Rachel girlLa rencontre, qui a eu lieu le 30 mars dernier, étaient attendue depuis longtemps. Or, selon les dires de Jean Johnson, la première ministre était très bien renseignée et s’est tout de suite montrée ouverte à collaborer avec l’ACFA. « Elle a fait des déclarations intéressantes. Par exemple, de nous dire qu’elle était étonnée et gênée d’apprendre que l’Alberta est la seule province qui n’a pris aucune mesure pour reconnaître les francophones comme peuple fondateur du pays. » Va-t-elle corriger le tir? Selon lui, le travail devrait plutôt porter sur le développement d’une politique sur le services en français.

Le contingent franco-albertain souhaitait au départ le développement d’une loi sur les services en français. Or, pour Madame Notley, le contexte économique ne se prête pas à cet exercice. « Une loi exige des investissements, et ce n’est pas le bon moment pour investir », aurait-elle dit.

Questionné à savoir si le jugement de la Cause Caron ne jette pas un peu d’ombre sur le futur développement de cette politique, Jean Johnson répond par la négative. « La loi 60 impose des restrictions au sein de la législature. Mais au niveau des opérations, l’horizon est très ouvert. Il y a plusieurs éléments qui pourraient inciter le gouvernement à reconnaître le statut particulier de la francophonie en Alberta », pense-t-il.

Des paroles, des paroles et encore des paroles?
De l’aveu même de Jean Johnson, ces rencontres avec les premiers ministres ne donnent parfois que du vent et rien de concret. Or, cette fois-ci, le président de l’ACFA a senti un réel désir de la part de la première ministre de faire avancer les choses. « Nous devons déjà rencontrer le ministre responsable de la Francophonie d’ici quelques semaines, monsieur Miranda, pour commencer à travailler sur un processus et développer un plan de match », se réjouit le principal intéressé.

D’autres dossiers ont également été abordés lors de cette rencontre, notamment ceux de l’agrandissement du Campus Saint-Jean et de la création d’un comité aviseur sur les questions de santé des francophones, externe à Alberta Health Services. À suivre.

Devrions-nous éliminer les prisons pour les jeunes délinquants? Ou encore, devrions-nous, permettre au gouvernement fédéral de contrôler l’exploitation des ressources naturelles après avoir consulté l’opinion de la population après un référendum? Ce ne sont que quelques une des questions faisant partie des projets de loi que les participants du Parlement jeunesse pancanadien ont débattu au Sénat canadien du 7 au 10 janvier 2016. Plus de 100 jeunes participants d’expression française provenant de toutes les provinces et territoires du Canada, dont 8 de l’Alberta se sont réunis pour débattre en chambre des projets de loi, inventés par leurs collègues au cours de l’année.

 

 

 

Son nom la trahit peut-être un peu : Marie Renaud est québécoise de naissance, ayant passé sa jeunesse dans la région de Montréal. Elle a encore de la famille au Québec, mais son cœur est depuis longtemps en Alberta, où elle a déménagé à l’âge de 17 ans. Connue dans le milieu communautaire pour son implication auprès des personnes souffrant de handicaps, la voilà maintenant députée pour le NPD albertain à St. Albert.

Son principal fait d’armes est la fondation Lo-Se-Ca (pour Love, Service, Care), où elle est directrice exécutive depuis 14 ans. Il n’est alors pas étonnant de connaître ses priorités comme nouvelle députée : « On ne donne pas assez de place à l’éducation, à nos enfants. Aussi, le service est trop lent dans nos hôpitaux », mentionne Marie Renaud. C’est en partie « grâce » au Parti progressif conservateur qu’elle a décidé de se lancer en politique. « Depuis quelques années, c’était plus difficile avec le Parti conservateur. Le Parti a cessé d’écouter nos besoins depuis longtemps. Mais Mme Notley a aidé et j’avais envie de travailler avec pour arriver à faire un changement. » Elle s’est dite « séduite par le programme inclusif » du NPD. Œuvrant depuis longtemps à Saint-Albert, elle connaît bien sa circonscription. « Les gens de St. Albert voulaient ce changement ». Les 53,9 % de vote en sa faveur semblent bien confirmer son affirmation. « Je suis toujours dans la communauté, je pense apporter une voix différente », mentionne-t-elle par rapport à ce qu’elle peut apporter au caucus néo-démocrate.

Mme Renaud, malgré son éducation en français jusqu’à la fin de la 6e année, s’avoue un peu rouillée en français : au travail comme à la maison, c’est l’anglais qui prédomine. Cela n’empêche pas que ses enfants de 29 et 20 ans, qui vont tous deux à l’université, parlent selon elle très bien la langue de Molière. La nouvelle élue espère bien avoir l’occasion de retravailler un peu plus en français.

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