Lundi 20 novembre 2017, Robert Mugabe, président du Zimbabwe est forcé de démissionner. Le même homme qui était alors porté en héros en 1980 pour avoir mené son pays vers l’indépendance face à la Grande-Bretagne, est aujourd’hui déchu. Entre grandeur et décadence le règne de Robert Mugabe est bel et bien fini. En attendant, il aura incarné l’exemple parfait de ce que le pouvoir peut faire sur un seul homme, à savoir le meilleur comme le pire une fois propulsé aux plus hautes sphères d’une société.

«Dans la jungle, terrible jungle, le lion est mort ce soir» : les premières paroles d’Henri Salvador de la chanson «Le lion est mort ce soir», résonne en écho à une actualité tristement funeste pour Cecil le lion à la crinière noire, emblème du Zimbabwe.

 

C’est une vague de colère et d’indignation qui a saisi la planète sur le net.  Ce qui a probablement le plus choqué, c’est la manière dont Cecil a été exécuté et la façon avec laquelle il a été piégé. Dans un premier temps, appâté par une charogne, le lion a été attiré afin qu’il sorte intentionnellement du périmètre du parc qui le protégeait. Puis, blessé par 3 fois par une arbalète, ce n’est qu’au bout de 40 heures de traque et de souffrance que le coup de grâce lui a été porté, achevé d’une balle dans la tête. Et comme si l’horreur n’avait pas atteint son point culminant, Cecil a été décapité pour servir de trophée à l’un de ces chasseurs qui sont prêts à y mettre le prix avec le sentiment «du travail accompli». Et tout ça pourquoi? Le sport.

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