Fin mars, une vingtaine d’élèves du lycée français de Mexico viendront passer quelques jours à Calgary parmi leurs camarades du lycée Pasteur. Une occasion pour eux de découvrir la ville et les Rocheuses à travers des sorties culturelles et sportives.

 

Pour la première fois dans le cadre de son Programme International, le lycée français Louis Pasteur va mettre en place un échange avec son homologue de Mexico City, le Liceo Franco-Mexicano. Ce projet a notamment pu voir le jour grâce à l’aide apportée par la Consul du Mexique à Calgary, Cecilia Villanueva Bracho, qui est également une parent d’élève du lycée Pasteur.

 

Cette semaine en était une de répit pour l’actualité franco-albertaine et dans les agendas de ceux qui se dévouent allègrement aux activités de la communauté. J’espère que vous avez pris tout le repos qu’il vous faut puisque les semaines qui viennent seront bien remplies d’adrénaline, de partage et de délires hivernaux. En une ligne je cite : la Classique Héritage, la Soirée de curling francophone, le Pentathlon de Jasper, l’Aventure du canoë volant et le Carnaval de Saint-Isidore, pour en omettre plusieurs, je suis certaine…

Ceci ne veut toutefois pas dire que les pages de votre journal hebdomadaire ne sont, cette semaine, que bonnes pour le foyer… Parfois, quand nous ne sommes pas de facto occupés par une multitude de nouvelles ou d’événements primordiaux pour notre francophonie, cela nous laisse le temps de réfléchir aux bonnes nouvelles. Les bonnes nouvelles qui ne sont pas flamboyantes mais qui dévoilent plutôt des idées brillantes… Il y en a trois dans le journal cette semaine. Mais c’est de leur thème sous-jacent dont je veux parler.

C’est ce qu’espère la Beaumont Heritage Society qui, depuis 2010, tente de sauver les bâtiments historiques de ce village, devenu ville tardivement.

« Il ne se passait pas grand chose ici jusque dans les années 70 », explique Carole Hudson, la fondatrice de la Beaumont Heritage Society. « Le village de Beaumont était très petit quand je suis née dans les années 50. Chaque quart de section avait une ferme, une grange et puis des vaches, c’est tout ! », relate Adèle Madu, née Gobeil. Cette dernière vient de signer les papiers pour faire don de l’étable familiale (photo ci-dessous) à la société patrimoniale, conjointement avec une autre association intéressée à préserver les traditions locales : la Beaumont Agricultural Society.

L’étable – achetée dans les années 40 par Ernest et Angéline Gobeil – va être déménagée à un mille et demi de la ville, sur le terrain de l’Agricultural Society. Le rêve est d’en faire une salle communautaire où pourront être célébrés les mariages au pas de valse et de two steps, comme dans le bon vieux temps. « Nous, c’est ce qu’on faisait quand on était jeunes : on allait à toutes les danses des villages environnant. Et quand quelqu’un se mariait, tout le village était invité à la soirée dansante, raconte la fille de fermiers. Je veux préserver l’héritage pas seulement de mes parents, mais de toutes les familles de Beaumont. »


Citoyenneté et immigration Canada (CIC) a lancé le système Entrée express pour le recrutement d’immigrants économiques le 1er janvier. Cette procédure de sélection des candidats omet d’adresser les besoins spéciaux des communautés francophones.

« Entrée express, c’est pas la panacée comme on nous l’a dit parce qu’il n’y a rien dans ce système-là qui fait la promotion des communautés », maintient la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Marie-France Kenny. En effet, Entrée express n’est pas un nouveau programme ayant le potentiel de venir pallier à l’abolition du programme Avantage significatif francophone en septembre dernier. Il s’agit plutôt d’une procédure plus efficace pour le gouvernement fédéral de gérer la réception des demandes d’immigration en ligne. Il aurait l’atout d’accélérer le processus d’obtention de la résidence permanente – pour les plus méritants (selon le système de points de CIC).

Save Our Park tente un dernier recours contre le projet d’école francophone à Scenic Acres. L’association de résidents du quartier a saisi le conseil scolaire FrancoSud en justice pour cession de titre de propriété illégale.

 

La bataille de Scenic Acres continue. Depuis le début de l’année, l’association de quartier Save Our Park demande à ce que le conseil scolaire FrancoSud revienne sur sa décision d’implanter une nouvelle école francophone sur le parc de Scenic Acres. En septembre, le conseil scolaire avait décidé de faire une rencontre portes ouvertes afin de démontrer que ce projet ne dénaturerait pas le parc, et que c’était le meilleur emplacement possible pour la nouvelle école.

Pour la quatrième année consécutive, les élèves de la septième à la onzième année de l’école francophone d’Airdrie ont passé 24 heures dehors, pour se sensibiliser aux conditions de vies des personnes sans abri.

 

Après avoir passé toute la journée dehors à faire des activités, 75 élèves de l’école, ainsi que certains de leurs professeurs et de leurs parents se sont réunis pour assister au marché de Noël et récolter des dons d’argent et de nourriture dans les maisons environnantes.

 

La salle de spectacle de la Cité des Rocheuses affichait pratiquement complet le samedi 15 novembre. De nombreux francophones avaient fait le déplacement, malgré un temps ensoleillé et radouci, pour rendre hommage aux soldats tombés lors de la guerre 1914-1918.

 

Des élèves de CM2, de 3e et de 1ère du Lycée Louis Pasteur ont ouvert le bal de cette journée commémorative. Au programme : poèmes, explications des symboliques liées au Jour du Souvenir, comme le coquelicot ou les deux minutes de silence, mais surtout une bouleversante lecture des lettres d’un soldat francophone et de sa famille restée en Alberta.

Lors du lancement de Francophonie albertaine plurielle vendredi 12 décembre dernier, l’acronyme FRAP, qui l’identifie maintenant, a suscité des sourires et quelques interrogations quant à son sens qu’il faut sans doute chercher du côté métaphorique ou symbolique. Disons d’emblée que c’est à chacun/e de l’associer à ce qu’il peut évoquer chez lui/elle, mais il est indubitable que le mot frappe par sa qualité d’homonyme. Je sais de sources sûres que le comité responsable de la création de l’organisme a d’abord choisi un nom qui incarnait le mandat et les objectifs qu’il voulait se donner, et que le mot « frap » est venu ensuite. Comme si un destin quelconque était à l’origine de ce regroupement d’individus issus de plusieurs coins du monde francophone, et comme si un mandat particulier leur avait été ordonné. J’ose avancer une telle explication parce que le Robert historique de la langue française (1992, de 2383 pages, en deux volumes) traite de la langue française – son évolution et sa place dans le monde – de la page 829 à 840, et glisse au milieu de ces pages (p. 837) le mot « frapper » et « frappe », notre homonyme ici auquel il accorde dans ses premiers exemples le sens suivant : (1178, estre en male frape « être en situation difficile ») « action de frapper et son résultat ». Cela semble résumer les étapes que la FRAP veut se donner – une « situation difficile », en effet, caractérisée par une exclusion systémique, qui fait appel à des solutions – un peu comme on dit que la parole vient du silence, métaphore tout désignée pour le processus enclenché par la FRAP…


Une pièce qui n’en était pas une au départ. Née d’une vieille cassette enregistrée et de l’impulsion de préserver son contenu. Un besoin de réapprivoiser sa langue originelle et maternelle. C’est le fruit de cette conjoncture qu’a présenté pour la première fois en public, les 28 et 29 novembre au Studio Yolande Proulx de L’UniThéâtre, la poète Pierrette Requier.

Les voix éclatéesou Le blues des oubliés(le titre de travail pourrait changer) est, selon le directeur de L’UniThéâtre Brian Dooley, un geste théâtral. Même mis en scène, il ne s’agira pas d’une pièce conventionnelle mais bien d’un mouvement multidimensionnel guidé et rythmé par cinq voix de femmes (dont une musicienne et vocaliste hors champ, Alison Grant-Préville). La texture des mots lus par les comédiennes – Joëlle Préfontaine, Carline Lemire, Isabelle Rousseau et Anna-Maria Lemaître – ne fait aucun doute.

« Ce fut un long accouchement », confie Pierrette Requier à l’auditoire. Elle les encourage à « se laisser rire », à « ne pas trop s’accrocher à comprendre le fil de l’histoire ». Car c’est de cette manière qu’elle l’a écrite, en retranscrivant des bribes d’une histoire racontée par une vieille femme usée.

Le document ‘‘Catholic School Facilities in Alberta’’ produit par la Alberta Catholic School Trustees’ Association (ACSTA) dont est membre la partie catholique du CSCN, adopté à l’unanimité en janvier 2003, et réaffirmé en avril 2011, semble confirmer le rapport à l’autre tel qu’il est apparu dans les années 1980 lors d’une assemblée tenue à l’école Maurice-Lavallée quand un parent catholique a déclaré à un parent non-catholique (comme c’était la seule école francophone à Edmonton, à ce moment-là…) qu’il ne voulait pas que sa fille soit contaminée par celle du non-catholique. Et ici, on ne parle pas du virus Ebola mais de deux petites filles, déjà copines, qui devaient avoir 7 ou 8 ans. Le commentaire avait scandalisé beaucoup de parents catholiques qui voyaient sans doute leur catholicisme d’un autre œil. Ce serait à eux/elles, il me semble, d’intervenir aujourd’hui pour défendre un catholicisme qui correspondrait davantage à la vision d’ouverture que promeut le pape ces jours-ci.

Voici donc des extraits de ce document que l’on peut facilement trouver en ligne. Conformément aux enseignements catholiques, on dit qu’une école catholique a « une culture et une philosophie distincte et unique », qu’elle « se définit et se caractérise par le fait qu’elle est centrée sur le Christ », qu’elle est « un instrument de l’Église », qu’elle se focalise sur « le développement de la personne humaine dans sa totalité », qu’elle est « engagée à l’inculturation de la vie et de la foi », qu’elle est « imprégnée de tous les aspects de l’Évangile de Jésus Christ ». En somme, c’est une école, dit-on, où « la présence, la vérité et la vie du Christ en imprègnent tous les aspects » (ma traduction).

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