final oneLe 11 septembre marque le début de la tournée en province de la chanteuse franco-albertaine, Crystal Plamondon, qui lance son septième effort studio, intitulé Half Gospel, Half Heartbreak.

 

Crystal Plamondon s’admet particulièrement occupée, en vue de son lancement imminent et de ses diverses obligations, mais conserve son attitude positive. Elle aura mis six ans avant de produire son nouvel opus, mais sentait que c’était le bon moment pour elle. « Je sentais que j’avais quelque chose à dire », résume-t-elle, spécifiant que la dynamique musicale du Canada n’est pas la même qu’aux États-Unis, où il est rare que les artistes country attendent si longtemps avant de retourner en studio. Ses deux derniers albums remontent à 2009, qui avait été une année fort chargée pour la chanteuse.

Don CMAG 2Jeudi 3 septembre, une conférence de presse s’est tenue au salon des étudiants du Campus Saint-Jean afin de présenter les grandes lignes du Congrès annuel de la francophonie albertaine. Cette année, le Francothon récidive pour la seconde fois et espère atteindre au moins les 220 000 dollars et plus. La mobilisation francophone albertaine est en marche.  

 

L’union fait la force ! C’est dans cet état d’esprit que la communauté se mobilise lors du Francothon qui aura lieu le 16 octobre prochain, au centre de conférence Shaw d’Edmonton.

 

Mis sur pied l’an dernier, en Alberta, le Francothon a été lancé il y a tout juste un an. « Depuis longtemps, on regardait nos collègues des provinces avoisinantes. Chaque année, ils organisaient un Francothon. En Alberta, on n’avait jamais pris une initiative de ce genre alors c’est une façon de contribuer financièrement à l’essor de la communauté ». 

Bien que la seule langue officielle de la province demeure l’anglais, la communauté francophone est toujours bien vivante en Alberta, et s’organise de mieux en mieux. Cette vitalité est davantage causée par l’immigration de francophones, surtout en provenance d’Afrique et de France, que des Francos-Albertains de souche. Des ressources sont d’ailleurs nombreuses pour accueillir et intégrer ces nouveaux arrivants, qui atterrissent dans un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle réalité. Mais, une portion importante des francophones d’Alberta vient des Canadiens qui quittent le Québec ou le Nouveau-Brunswick pour s’installer dans l’Ouest. Qu’en est-il pour eux ?

La question ne date pas d’hier, mais elle demeure toujours d’actualité, alors que chaque année des milliers de Québécois, pour la plupart francophones, quittent leur province en faveur de l’Alberta. Bien que certains Québécois soient réfractaires à l’idée d’aborder ce sujet, d’autres ont accepté de témoigner de leurs défis à leur arrivée et de la perception de cette nouvelle réalité.

Du 3 au 5 juillet, le plus grand rassemblement estival francophone de l’Alberta a regroupé près de 600 festivaliers au David Thompson Resort (DTR). C’est ainsi que la 26e Fête franco-albertaine a encore eu lieu dans la région enchanteresse des montagnes rocheuses, ce qui a su en charmer plus d’un !

« Je pense que la réponse des gens était phénoménale ! Nous avons eu une belle température et les activités ont été très populaires. En fin de compte, je pense que la Fête a été un succès. » Ce sont précisément les mots prononcés par Étienne Alary, président du comité organisateur, pour décrire le déroulement de la 26e édition.

Une 26e édition qui a su créer à son tour une page dans l’histoire en accueillant, en plus d’une variété d’artistes franco-albertains, de nombreux artistes fransaskois, tels que Carmen Campagne, Shawn Jobin, Ponteix (le groupe de Mario Lepage) et Raquette à claquettes; d’où le thème choisi, « Ensemble, une famille! »  Une décision qui a été prise par le comité organisateur afin de souligner le 110e anniversaire de fondation de la Saskatchewan et de l’Alberta.

 L’organisme Le français pour l’avenir organise la 12e édition du Forum national des jeunes ambassadeurs et elle se déroulera à Moncton, au Nouveau-Brunswick, du 13 au 18 août prochain. La province albertaine sera représentée par quatre ambassadrices. Rencontre avec la nouvelle génération de francophones bilingues d’Alberta.   

Chacun a son histoire personnelle concernant son lien avec le francais, et c’est ce qui a amené quatre élèves, Sonia Duchesne, Megan Hopkins, Kimberly Papp et Skylar Van Der Kooi, à représenter la province durant le forum. Pour certaines, le francais a commencé dès leur plus jeune âge. Pour Sonia Duchesne, c’est tout simplement sa langue maternelle : « Tu ne peux pas le parler n’importe où, n’importe quand, mais j’ai grandi dans une communauté francophone, même étant en minorité ». Pour d’autres, c’est le passage par l’école d’immersion française. Ce fut le cas pour Kimberly Papp, 17 ans. Elle explique : « Ce sont mes parents qui, depuis l’âge de 13 ans, m’ont mise dans un programme d’immersion. »

Le dernier forum communautaire datait d’il y a trois ans; ce n’est pas tous les jours que tous les organismes communautaires francophones de l’Alberta se donnent rendez-vous dans un hôtel d’Edmonton pour discuter d’une stratégie commune pour l’avenir de la langue dans la province. Une soixantaine de personnes ont répondu à l’appel le 30 mai dernier.
 
L’ambiance rappelait une grande rencontre de famille, ce qui n’était pas très loin de la réalité. Quelques dizaines d’organismes ont fraternisé pour partager leur passion commune : la protection et l’épanouissement du français en Alberta. Chapeauté par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), le forum s’est penché sur diverses problématiques afin de définir le cadre stratégique des cinq prochaines années.
 
Une brève allocution des organisateurs de l’événement a révélé la thématique du jour : « L’Alberta bénéficie d’une francophonie accueillante, performance, moderne et rayonnante », selon Jean Johnson, président de l’ACFA. En plus de ces qualificatifs, il est fort de constater que  la francophonie évolue à vitesse grand V, avec une communauté de plus en plus diversifiée. « La francophonie n’est pas la même qu’il y a 15, 10 ans », a-t-il d’ailleurs reconnu. Conscients de ce fait, les organismes doivent revoir leur stratégie pour s’adapter à la réalité de 2015. « L’objectif est de mieux travailler ensemble pour la francophonie albertaine », a aussi rappelé la directrice générale de l’ACFA, Isabelle Laurin.

 

 

 

Le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA) a proposé de nouveaux axes stratégiques lors de son atelier au Congrès annuel de la francophonie, le 18 octobre dernier. Ce fut l’occasion également de recevoir une rétrospection de différentes voix des communautés immigrantes et d’accueil d’Edmonton.

 

En 2010, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a entrepris des consultations communautaires auprès de tous ses partenaires pour trouver des manières d’engager les communautés ethnoculturelles au sein de la communauté franco-albertaine. En 2011, le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA) a officiellement été créé, constitué de 33 membres qui se rencontrent régulièrement afin de mettre en œuvre la stratégie 2030 dont le but est, ultimement, « la construction d’une société plurielle de langue française en Alberta ».

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