Le documentaire Qu’est-ce que la démocratie ? pose des questions bien actuelles. En ces temps de crise sociopolitique, le long métrage d’Astra Taylor offre un voyage à travers les âges et les continents et donne la parole à diverses voix pour tenter de définir ce modèle tant chéri mais parfois dysfonctionnel.

Extrait du film

La série How to be French en Alberta, diffusée depuis le 9 août sur le site de Loft Productions, se penche sur le riche passé culturel et le mode de vie unique des Franco-Albertains. Cette série composée de 6 épisodes dresse le portrait de la communauté francophone à travers le témoignage de plusieurs de ses acteurs-clés, que ce soit dans le monde politique, artistique ou associatif.

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Northwestfest arrive à Edmonton du 5 au 14 mai. En 2016, il demeure le plus important festival de films documentaires dans l’Ouest canadien. Véritable fenêtre ouverte sur le monde d’aujourd’hui, cette production généreuse et internationale dépeint des réalités toutes très différentes, avec comme toile de fond l’être humain et ses réalités.

Nommée aux Prix Écrans canadiens pour son travail d’historienne dans le cadre d’un documentaire pour CBC, Juliette Champagne a prouvé que la cloche de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba n’était pas celle de Batoche.

« Pour les Métis, c’est un symbole de ce qu’ils ont perdu… De leur patrimoine ! », explique l’historienne franco-albertaine Juliette Champagne. Ce symbole, c’est la cloche de Batoche. Avant la diffusion sur CBC, en mars 2014, du documentaire The Mystery of the Bell, beaucoup pensaient encore que cette cloche avait été volée par des soldats à la fin du XIXe siècle, emmenée en Ontario, récupérée par un Métis des décennies plus tard et finalement rendue à l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba. Cette cloche provient en fait de Frog Lake, celle de Batoche ayant presque entièrement fondue dans un incendie en 1990. Mais reprenons depuis le début…

Le parcours de la « vraie » cloche

« En 1879, Monseigneur Grandin était en France. Il a commandé une vingtaine de cloches pour ses missions [dans l’Ouest canadien] qui étaient à leurs balbutiements », débute Juliette Champagne.

En septembre 1884, une de ces cloches est consacrée en l’église Saint-Antoine-de-Padoue à Batoche, une communauté métisse au nord-est de Saskatoon. La cloche sera nommée Marie-Antoinette.

Au printemps 1885, le gouvernement canadien encourage l’arpentage de terres dans l’Ouest canadien, ce qui empiète sur les propriétés des Métis installée le long de la rivière Saskatchewan. Ceux de Batoche font appel à Louis Riel et prennent les armes.  Selon la légende, c’est à ce moment que les soldats canadiens auraient volé ladite cloche, après avoir maté la révolte.

Le cinéma Garneau diffusera les deux premières parties du documentaire The Great Human Odyssey de l’anthropologue Niobe Thompson le 11 février. Ce long métrage raconte comment les premiers êtres humains ont exploré et conquis la planète. Beaucoup d’images du film ont été capturées par l’hélicoptère téléguidé de Gabrielle Nadeau, qui a ainsi pu voyager en Namibie, en Sibérie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée…et en Alberta !

Comment en êtes-vous venue à créer l’entreprise SkyMotion Video ?

Mon partenaire – qui est aussi mon mari, Charles Taylor – et moi, on est tous les deux allés à l’Université de York (Toronto) et on a tous les deux travaillé en cinéma. Charles a commencé comme assistant cameraman et moi comme éclairagiste et machiniste. […]

Charles regardait un peu la technologie des hélicoptères téléguidés et il s’est dit : ‘‘Mon Dieu, ça m’aurait été utile très souvent sur le plateau’’. […] J’ai pris un cours de soir pour savoir comment faire un plan d’affaires et avoir des prêts. […] On a fait un entraînement sur un simulateur de vol pour hélicoptères téléguidés. On avait un petit hélicoptère pour pratiquer à la maison et tout…

Ensuite on a commencé à monter notre gros hélicoptère. […] Toutes les pièces venaient de partout dans le monde. Notre ‘‘cerveau’’ venait de la Chine, nos hélices de l’Angleterre, ce qui stabilise la caméra venait de la Nouvelle-Zélande… […]

Quelle est la répartition des rôles avec votre mari ?

Moi et Charles, on a chacun 50% de l’entreprise. Je suis l’opératrice de la caméra du drone et mon partenaire est le pilote. […] Avant la prise, on fait un plan de vol. [… ] Admettons qu’on suive un groupe de personnages qui traversent le désert : je m’assure d’avoir la bonne vitesse, la bonne orientation… et je fais le cadrage de la caméra. Lui positionne le drone. […]

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