En ouverture du 7e Forum local d’Edmonton au Campus Saint-Jean, le président de l’Alliance française Todd Babiak a livré une conférence enthousiaste sur son parcours, son rapport au français et sur l’importance d’être bilingue au Canada.

« J’avais 21 ans quand j’ai découvert que Leduc était un nom français », reconnaît honteusement Todd Babiak, en évoquant sa ville d’origine. Sa famille, qu’il qualifie aujourd’hui de « rednecks », percevait à l’époque le Canada bilingue comme un problème. Alors qu’il étudie les sciences politiques et la littérature anglaise à l’Université de l’Alberta, le jeune Todd décide de partir cinq semaines à Matane, au Québec, pour obtenir des crédits de français langue seconde.

Partant de zéro ou presque, il fait de jolis progrès, ce qui l’encourage à poursuivre ses études à Montréal, pour sa maîtrise. Sur place, à cause de son « terrible » accent lorsqu’il parle français, les Québécois francophones lui répondent en anglais... Une situation assez absurde. Finalement, la plupart de ses amis montréalais s’avèrent anglophones et, quand Todd rentre à Edmonton, ses compétences linguistiques n’ont guère progressé.

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