Microbrasserie en Alberta: Un marché difficile à percer!

Pas évident de venir brasser des affaires en Alberta. C’est du moins ce qu’a réalisé la microbrasserie Le Corsaire de Lévis en banlieue de Québec. Après s’être établie dans plusieurs points de vente en Saskatchewan, la microbrasserie maintes fois primée peine à pénétrer le marché albertain, notamment en raison de lois jugées trop strictes.

 

Et pourtant, ce n’est ni la qualité ni la réputation de la bière qui font défaut. «On a remporté plusieurs prix à l’internationale dont celui de la meilleure Session Bitter Ale au monde», rappelle le créateur et propriétaire du Corsaire, Martin Vaillancourt. Ayant augmenté récemment sa capacité de production de bière, la fierté lévisienne part à la conquête de l’Ouest.

Force est de constater que leur succès en Saskatchewan s’est rapidement fait connaître. «Le Corsaire a déjà plusieurs points de vente ici et nous avons commencé à sonder le marché il n’y a qu’un mois seulement», mentionne Eric Mahon, président de Set the Bar Sales & Distribution, l’agence responsable de la vente des bières du Corsaire dans les provinces de l’Ouest.

 


IMG 1463Une législation à revoir

Qu’est-ce qui explique un succès si différent d’une province à l’autre? Selon M. Mahon, la réponse se trouve certainement dans une législation plus favorable chez nos voisins de l’est. La raison du succès de la brasserie du Corsaire en Saskatchewan est simple, « elle réside dans les différentes balises de taxation du gouvernement. Les petites brasseries sont donc favorisées, et ce, peu importe où elle se trouvent, qu’elles soient en Saskatchewan ou ailleurs au pays ».

 

Une technique de taxation qui diffère énormément de ce que l’on peut trouver en Alberta où chaque brasserie est taxée selon ses ventes, et ce, sans tenir compte de la taille de la brasserie, qu’elle soit artisanale ou industrielle. « En Alberta, tous les brasseurs sont taxés au montant maximum permis par la loi. Ensuite, les brasseurs peuvent demander une subvention auprès du gouvernement pour rembourser une partie de ce qu’ils ont payé en trop», ajoute Eric Mahon. Il prend soin de mentionner au passage que les brasseries situées à l’extérieur de la province n’obtiennent jamais ce type d’indemnisation.

 

Après tout, le principal problème des provinces de l’Ouest selon le président de Set the Bar Sales & Distribution, se trouve certainement dans le manque de coopération entre les provinces canadiennes. «Chaque province tente de favoriser l’expansion de leurs microbrasseries en limitant celle des autres provinces, exception faite de la Saskatchewan» poursuit Eric Mahon. « Finalement, l’Alberta devrait peut-être tenter d’imiter son voisin» conclut-il .  

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