Un congrès qui mise sur la construction identitaire

Le 69e Congrès de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) se déroule du 21 au 24 septembre, dans la ville de Québec. Le thème de cette année, Franconumérique, tentera de faire le pont entre tous les membres, y compris ceux provenant du Québec, traditionnellement moins présents.

L’ACELF opère à travers tout le Canada, selon quatre grandes régions géographiques (Québec, Ontario, Ouest et Territoires et finalement Atlantique). Le Congrès, lui, se déroule d’une région à l’autre, d’année en année. À ce sujet, pour Yves St-Maurice, président de l’ACELF, le Congrès revêt une importance toute particulière pour les communautés francophones hors Québec. « Ce qui unit tous les participants, c’est qu’ils enseignent en français à des francophones et pas en immersion. Pour nous, c’est important, car on touche à la construction identitaire des jeunes », dit-il. Or, selon ses dires, au Québec, cette construction identitaire n’a pas la même importance. « Notre message à ce niveau-là a moins de portée au Québec, alors que la culture identitaire doit aussi y être cultivée », certifie-t-il.

Congres16-Visuel-Image-FranconumeriqueC’est d’ailleurs ce qui explique la participation plus faible des Québécois lors des Congrès de l’ACELF. « Curieusement, quand on va dans une région hors Québec, les enseignants participent en masse, car cela leur donne des ateliers qu’ils ne peuvent pas suivre autrement, à cause de la loi du nombre. Mais au Québec, cette possibilité de perfectionnement avec les enseignants est beaucoup moins importante », continue le président. Le Congrès du Québec comptera donc environ 400 personnes, nombre qui peut grimper jusqu’à 800 lorsque l’évènement est tenu dans le reste du Canada.

Cette année, le thème du Congrès est Franconumérique. Ça fait un grand lien avec la vie quotidienne des jeunes, qui sont pas mal plus numériques que certains adultes. C’est une belle occasion de rapprocher les Québécois de la réalité francophone du Canada, car ils ignorent trop souvent les francophones du reste du pays », glisse Yves St-Maurice.

 

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