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Passion : architecture

Ancien élève de l’école Maurice-Lavallée et du Campus Saint-Jean, Yves Poitras flirte maintenant avec les plus grands de l’architecture, lui qui a gagné en 2015 le Prix de Rome en architecture, remis par le Conseil des arts du Canada, et accompagné d’une bourse de 34 000$. Entretien avec un p’tit gars de chez nous!

yves-poitrasRésidant maintenant à Calgary, Yves se dit très fier et surpris d’avoir gagné ce prestigieux prix. « Chaque année, un élève de chaque école d’architecture est nommé pour concourir. Il y a plusieurs étapes, il faut envoyer un portfolio et trouver un emploi dans une firme si on gagne le prix, etc. », décrit-il. Aujourd’hui âgé de 28 ans, le principal intéressé œuvre aujourd’hui au sein de la Coopérative d’architecture Marc Boutin. « Malheureusement, il ne parle plus vraiment français », lance-t-il.

Villes intégrées
Le jeune architecte admet apprécier le design de plusieurs villes, dont la capitale allemande, Berlin, et la ville de Hong-Kong. Il ira d’ailleurs travailler dans ces deux villes en 2017. « J’aime rechercher comment des villes avec moins d’espace peuvent trouver des façons innovantes pour intégrer différents types d’usages de bâtiments », indique Yves Poitras.

Il cite Calgary en guise d’exemple pour étayer ses propos. « Le centre-ville est dédié aux espaces à bureaux. Il n’y a pas beaucoup de milieux résidentiels. Par contre il y a des banlieues où il n’y a que des résidences. Chaque jour, après 17 h, il n’y a personne au centre-ville, et c’est le contraire dans les banlieues », déplore-t-il.

Comme il l’explique, à Hong-Kong et Berlin, comme ces villes sont plus vieilles, il faut se réapproprier les édifices qui sont déjà bâtis. « Au lieu de créer un édifice pour un usage unique, les bâtiments sont mieux utilisés et mieux intégrés. Après les heures de cours, les écoles sont utilisées comme centres communautaires. Ici, pendant les fins de semaine, tout est fermé », laisse tomber le principal intéressé.

Edmonton et Calgarypoitras
Comment décrire le design des deux principales villes de l’Alberta? « Dernièrement, cela va dans la bonne direction. Les villes veulent densifier le centre et non les banlieues, car cela coûte moins cher et ça réduit les frais de transport et le trafic », répond l’architecte. Selon lui, cette tendance s’inscrit dans la mouvance européenne. « Il y a plus de vie, et les milieux sont peuplés. Or, Edmonton et Calgary sont deux villes typiques de l’Amérique du Nord. Mais il y a de belles initiatives pour changer cela », se réjouit-il.

D’ailleurs, l’architecte ne tarit pas d’éloges envers le nouveau Studio Bell (page 2 dans cette édition), situé dans East Village, un quartier en phase de redéveloppement « un peu comme le Ice District d’Edmonton ». Selon lui, les penseurs ont fait preuve d’imagination et de vision lors de l’élaboration de ces projets. « Ils savent ce qu’ils veulent accomplir. Des quartiers où la voiture est accessoire et avec un mode de vie plus européen. Le Studio Bell est vraiment incroyable. C’est beau de voir un projet avec une telle vision », termine-t-il.

 

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