Bonne nouvelle pour quelques centaines de parents francophones : ils ne paieront plus que 25 $ la journée pour les services de garderie en petite enfance à compter du 1er juin. La mesure fait suite à l’annonce du 25 avril du Ministère provincial des services à l’enfance, d’étendre son programme de subventions à 100 établissements supplémentaires, dont neuf francophones. Décryptage.

La presidente de la FPFA Gillian Anderson sur la balancoire pose avec les enfants du CEPP dans le parc de lecole Gabrielle Roy

Voilà enfin une bonne nouvelle à Fort McMurray: la garderie francophone a réouvert. Mais c'est une nouvelle teintée de tristesse et de frustration, comme nous l'a expliqué Angelina Gionet, directrice de l'ACFA régionale de Wood Buffalo.

640px-Kids at daycareSelon une série de sondages conduits en 2016 par la Fédération des Parents Francophones de L’Alberta (FPFA), il n’y a pas suffisamment de places dans les garderies en milieu francophone. Un constat qui inquiète la FPFA ainsi que les parents. L’un des risques principaux étant de voir le taux d’assimilation augmenter. Une étude conjointe avec le Conseil de Développement Économique (CDÉA) est en cours, afin de trouver une solution au problème, à savoir : vers quel modèle économique les garderies francophones pourraient-elles tendre ?  

« L’impact de mettre un enfant dans un service de garde en anglais amène l’enfant à avoir des besoins de francisation » explique Mireille Péloquin, directrice de la Fédération des Parents francophones de L’Alberta (FPFA). Le risque de voir par la suite de très jeunes enfants continuer dans un système éducatif anglophone est grand. « …On voit vraiment le service de garde comme une porte d’entrée à une identité culturelle, une identité francophone » souligne la directrice de la FPFA. Le manque de places dans les garderies interfère donc directement avec le processus d’apprentissage linguistique chez les touts petits.

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