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CMA : Le Grand rassemblement jeunesse bat son plein

POHÉNÉGAMOOK, Qc - L’école secondaire bourdonnait d’activités, le 12 août, lors de la première journée du Grand rassemblement jeunesse. Toute l’Atlantique y est représentée.

 

Le soleil se fait un peu désirer, mais la température demeure très agréable, peu après 14 h. À l’intérieur, deux douzaines de jeunes adultes assistent à un atelier sur la politique dans l’auditorium.

  

L’animatrice, une doctorante en science politique, les amène à réfléchir sur le pouvoir et sur ce qu’est l’Acadie. Sa présentation fait vraisemblablement mouche, puisque aucun jeune ne semble prêter attention à son téléphone. L’absence de service cellulaire dans ce local, situé au sous-sol, y est sans doute aussi pour quelque chose.

 

 

À la sortie de l’atelier, Daniel Boutin, un étudiant universitaire de 21 ans, semble satisfait de ses premières heures au GRJ. « J’aime ça jusqu’à maintenant. C’est bien de revoir des visages que j’ai vus lors d’autres événements jeunesse et aussi de rencontrer de nouvelles personnes. »

 

Ce jeune de la Nouvelle-Écosse et étudiant aujourd’hui à l’Université d’Ottawa en est à sa deuxième participation au GRJ. C’est le volet culturel qui l’a attiré dans la Péninsule acadienne en 2009, mais ce sont les activités sur la politique qui l’ont convaincu de participer cette fois.

 

« C’était pour échanger des idées sur la situation de l’Acadie, sur ce qu’il y a et sur ce qu’on peut faire, sur l’exode et sur l’identité. Ce sont des questions qui m’intéressent beaucoup. »

 

Myriam Richard, une étudiante à la maîtrise à l’Université de Moncton, âgée de 24 ans, dit qu’elle voulait participer à un GRJ avant qu’il soit trop tard. L’événement a lieu au CMA tous les 5 ans et s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans. La programmation et la chance de rencontrer d’autres francophones d’ailleurs l’ont aussi attirée.

 

« Je m’en rends compte en assistant aux conférences que ça va peut-être même me servir pour mon identité. De plus, je voulais avoir une expérience acadienne. Je voulais vivre le Congrès différemment des touristes, je voulais le vivre de l’intérieur. »

 

Sur un autre étage de l’école, Nadia Marmouche, une Terre-Neuvienne de 13 ans, est assise devant un ordinateur et découvre le jeu vidéo acadien « La vie d’Arcade ». Avec d’autres jeunes de son âge, elle vient d’assister à une présentation du concepteur du jeu, Chad Comeau.

 

«Mon frère a quatre ans de plus que moi. Il a déjà fait le GRJ. Il a beaucoup aimé ça, alors j’ai décidé que j’allais l’essayer », dit-elle.

 

Comme bien d’autres, l’occasion de rencontrer des jeunes francophones l’a attirée à Pohénégamook, où elle participera surtout à des ateliers sur l’art.

 

« À Terre-Neuve, il n’y a pas une grande population francophone. Alors, c’est bien de se faire des amis qui parlent français. Et je ne suis pas une artiste, en peinture ou en dessin, mais je voulais voir si je pouvais quand même être artistique un peu. »

 

Au même moment, les jeunes de 16 à 18 ans participent à un atelier de leadership dans la bibliothèque. Ils sont regroupés autour de bâtons, qu’ils tentent de déposer par terre en le tenant avec deux doigts. L’exercice développe le travail en équipe, les jeunes doivent collaborer pour y arriver.

 

Shanie Martin, une jeune adulte âgée de 18 ans, d’Edmundston, est du nombre. 

« J’avais entendu qu’il y avait du monde de la France et de la Louisiane qui venait. Je trouvais ça intéressant de rencontrer du monde d’un peu partout, des jeunes de notre âge. »

 

Une centaine de jeunes prendront part aux cinq jours d’activités.

 

 

Photo: Des jeunes de 16 à 18 ans participent à un atelier de leadership. (Acadie Nouvelle/Pascal Raiche-Nogue)

 
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