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Table ronde sur la musique au CMA

« Arrêtons d’en parler et allons danser »

Les communautés expriment leur culture de plusieurs façons : à travers la nourriture, la langue, les arts… 

 

La musique, qui fait partie de ces expressions identitaires, se bat toujours entre le passage du temps et les changements culturels, pour continuer à refléter la réalité et les traditions des peuples.

La musique acadienne n’échappe pas aux contraintes entre la modernité et la tradition, la langue étant aussi au sein de la discussion, Natasha Saint-Pier et Tommy Michot, nous ont donné leur avis sur ce sujet, le 12 août

 

L’une des voix de la chanson officielle du CMA, la chanteuse nous explique que la musique d’aujourd’hui est fortement influencée par la musique d’hier et elle trouve que « c’est important de mélanger les deux, parce que la première explique la deuxième ». 

 

Questionnée au sujet du choix du français au moment de chanter, elle avoue que cela n’a pas été son choix, mais celui de son professeur de musique. De toute façon, elle n’a pas arrêté de chanter en français et trouve « important d’avoir des gens qui fassent rayonner notre langue ailleurs et ne voient pas ça comme quelque chose de petit… ». 

 

Fière de sa carrière francophone, elle ne regrette pas de ne pas chanter aux États-Unis et assure que le français est une langue qui lui a permis de chanter partout dans le monde.

 

D’autre part, le musicien louisianais Tommy Michot insiste sur l’importance, malgré les difficultés, de se battre et de continuer à chanter en français en Louisiane. Fier que ses fils, musiciens aussi, s’expriment en français, aussi bien que ses petits-enfants, il nous a raconté ce que la musique traditionnelle cadienne était pour lui. 

 

Musicalement parlant, elle se base sur l’instrumentation, plutôt acoustique (violon, accordéon, guitare, contrebasse) et le chant. La danse aussi fait partie importante de la tradition musicale. Sur cet aspect là, il raconte que, comparant les différentes musiques « acadiennes » avec d’autres musiciens, on trouve que « la Louisiane n’est pas aussi sérieuse que la musique acadienne », les auditeurs ne pouvant pas échapper à l’envie de danser… 

 

Si la musique traditionnelle doit rester dans la « tradition » ou doit s’adapter aux nouveaux sons, ce n’est pas un débat qui touche à sa fin, et, heureusement, il aura autant d’avis que de mélomanes. 

Alors, si c’est comme ils nous racontent et qu’on ne peut pas rester assis quand la musique cadienne commence, à quoi bon d’insister. Arrêtons d’en parler et allons danser !   

 

 

Photot : Centre de la Francophonie des Amériques

 

 
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