Le Conseil jeunesse et l’écologie

Dube Alex Bouchard Conseil jeunesse PM« On parle beaucoup d’oléoducs, beaucoup sont contre et on va en parler au premier ministre en janvier. La victoire (des manifestants) à Standing Rock (Dakota du Nord), ça dérange. Tant qu’on en parle, quelque chose va changer éventuellement. »

Alex Bouchard a trouvé une tribune pour participer au changement. Originaire de Haines Junction, au Yukon, elle fait partie du Conseil jeunesse de Justin Trudeau. Elle répond à plusieurs critères : bilingue du Nord, éduquée et engagée politiquement. Elle est une des 15 membres choisis en septembre parmi 14 000 candidatures reçues.

Après quelques rencontres exploratoires et un premier contact avec le premier ministre, le Conseil s’est mis au travail. « On a souvent des réunions au téléphone, c’est assez formel, explique-t-elle. On fait attention au temps, les membres sont occupés avec leurs études ou leur travail. »

L’ancienne membre du mouvement jeunesse en Colombie-Britannique a rencontré d’autres francophones au Conseil : Élyse Tremblay-Longchamp (Montréal), Sara Abdessamie (Fredericton) et Joseph Darcel (Winnipeg).

Des échanges informels se déroulent sur les réseaux sociaux, la santé mentale, l’économie locale et les Premières Nations. Mais l’écologie domine. « Bien de jeunes veulent en parler, remarque Alex Bouchard, ça nous touche de près. »

Personnellement, elle vise la simplicité. Elle préfère la consommation de proximité, dans ses achats comme dans ses voyages. « Peut-on être heureux en allant visiter autour de chez soi au lieu d’aller dans le Sud ? C’est quelque chose qui change. »

Elle s’intéresse à l’éducation des jeunes. « Comment nous les inspirons à sortir dehors fait toute la différence. Quand tu as un attachement à l’environnement, c’est difficile de jeter ta canette de Coke dans la forêt. Au Yukon, on aime la nature. C’est tellement beau que tu ne veux pas que ça s’en aille. »

Alex Bouchard est heureuse que le territoire ait aménagé des sites de recyclage et de compostage. « C’est mieux ici que dans les grandes villes. Ce n’est pas tout le monde qui le fait, mais je produis plus de compost que de déchets. »

Le respect de la nature est intégré aux pratiques du temps des Fêtes. « On trouve notre sapin de Noël dans la cour en arrière. Ce n’est pas un sapin de Canadian Tire qui vient d’ailleurs. Après, on le coupe pour faire du feu.

« Quand il fait moins 40, dit-elle, tu restes à la maison et tu tricotes. J’ai appris l’an passé avec une amie. » Ces proches en profitent : elle leur fabrique des tuques et des mitaines.

« Au lieu d’acheter du neuf on peut trouver du seconde main. On peut aussi réduire les cadeaux et faire des biscuits. Si je dois acheter un cadeau, je choisis quelque chose de qualité pour que ça dure. »

Mais à l’approche des Fêtes, l’enjeu des déplacements fait surface. « Je dois faire deux heures de route pour faire mon épicerie. À Noël, c’est dur de ne pas utiliser la voiture. Je vis à deux heures de chez mes parents. »

Ces questions d’environnement, qui la touchent de près, feront d’ailleurs l’objet de la prochaine discussion — très formelle, avec le premier ministre, souligne Alex Bouchard — du Conseil jeunesse. « On sera un groupe de 25 », précise-t-elle.

 

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