Un Comité ad hoc intégration professionnelle a été créé début octobre par le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) pour « entamer un dialogue par rapport à l’intégration professionnelle d’individus issus de l’immigration ». La première réunion a eu lieu le 5 novembre.

« On a eu une rencontre avec le groupe FRAP (Francophonie albertaine plurielle) le 19 juin. On s’est dit que c’était un sujet qui méritait davantage d’informations, davantage de débats », explique Karen Doucet, présidente du comité et du CSCN, qui affirme que le conseil est « sensible aux changements dans notre communauté [francophone] ». Elle se rappelle notamment d’une hausse record du nombre d’élèves en 2006 (+21%), conséquence directe de l’immigration francophone.

Le mois dernier, une pétition réclamant davantage d’enseignants issus de l’immigration au sein du CSCN avait réuni 500 signatures.

Dans le cadre de la semaine nationale de l’immigration francophone, le Centre d’accueil des nouveaux arrivants francophones de Calgary (CANAF) a organisé le 1er novembre une table ronde sur le sujet de l’immigration en Alberta et son aspect fédérateur.

 

Une douzaine de personnes travaillant au CANAF, à Connexion Carrière, à l’AFCA ou dans d’autres associations francophones, s’étaient réunies, malgré la neige, à la Cité des Rocheuses de Calgary. Le directeur du CANAF, Mamady Camara, a présidé la table ronde en exposant les deux thèmes abordés lors de la rencontre : « Une diversité qui nous unit au Canada » et « L’immigration, une affaire de tous en Alberta ».

Dans le cadre d’une visite à Winnipeg le 9 septembre, le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada Chris Alexander s’est engagé à lancer des consultations au cours des prochains mois pour augmenter le nombre d’immigrants francophones en dehors du Québec. Seront consultés : des représentants des communautés francophones, des provinces et des territoires, des fournisseurs de services d’établissement, d’autres ministères et des employeurs.

« Nous continuerons à travailler avec nos partenaires afin d’attirer des immigrants d’expression française qui possèdent les compétences dont notre marché du travail et notre économie ont besoin », a précisé le ministre Alexander (en photo avec Marie-France Kenny, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne).





Accès-Emploi
a vu son budget diminué d’un quart à cause d’une baisse de la contribution provinciale, qui reçoit une partie de son argent du gouvernement fédéral. L’organisme, dont le but est d’aider gratuitement les francophones de l’Alberta à trouver du travail, a dû se séparer de quatre employés et supprimer des activités.


« On est financés presque exclusivement par la province », explique d’emblée Suzanne Corneau (photo), directrice générale d’Accès-Emploi, un organisme à but non-lucratif basé à Edmonton qui aide gratuitement les francophones de l’Alberta à trouver du travail. Mais depuis le 1er août, la province a diminué son aide annuelle de plus de 400 000 dollars, soit une coupe de 25%.

« C’est la première fois qu’on a une coupe [depuis la création d’Accès-Emploi en 2002] », relève Mme Corneau, alors que « les résultats sont excellents » : sur les 5778 clients du dernier contrat de deux ans (5000 initialement prévus), plus de 70% travaillent, six mois après leur inscription. Les Alberta Human Services, ministère du gouvernement provincial qui finance Accès-Emploi, sont d’ailleurs parfaitement d’accord, assurant que l’organisme fait un « boulot remarquable ».

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