Normand Fontaine est décédé en novembre dernier. Il était bien connu du public comme un annonceur de radio qui a travaillé à CHFA pendant 37 ans avant de prendre sa retraite en 1995. Moi, je n’ai pas connu l’homme de la radio qu’il était. Quand je suis arrivé en Alberta, j’ai plutôt découvert le grand artiste qu’était Normand.

Il avait un côté artistique peu ordinaire. Il maniait également bien la plume et le pinceau. Il nous a laissé des textes publiés par la FAFA dans Échos franco-albertains et un recueil de petits contes qu’il a publiés en 2007.

Normand était surtout doué pour la peinture et le dessin. À partir de sa retraite en 1995, il s’est appliqué à faire de la peinture en portant une grande attention aux détails. Il avait un style bien à lui. Ses toiles sont vivantes, colorées et vibrantes. Le pays qui l’a vu naître a inspiré plusieurs de ses peintures.

L’animateur radio Normand Fontaine est décédé mardi 25 novembre à l’âge de 77 ans. Son ancien camarade André Roy se souvient.

« C’était un gars très talentueux », affirme d’emblée André Roy au sujet de son ami Normand Fontaine, décédé le 25 novembre des complications d’une intervention chirurgicale.

Originaire de Rivière-la-Paix, Normand Fontaine a rejoint radio CHFA (pour « Courage, honneur, fierté, amour ») en 1958, une entité privée mais affiliée à Radio-Canada. André Roy, lui, n’arrivera qu’en 1965. Il découvre un homme consciencieux (« toutes ses interventions étaient bien préparées ») et généreux. « J’étais pauvre, je finissais au Collège Saint-Jean et on n’était pas payé énormément à CHFA, raconte M. Roy. Je cherchais un endroit [où loger] et lui demeurait pas loin avec Adèle et ses enfants… Ils m’ont hébergé ! »

Au cours de sa longue carrière sur les ondes, Normand Fontaine a notamment animé une émission pour les petits où on le surnommait ‘‘l’oncle Normand’’. « Il était tellement bon pour parler avec les enfants et jouer de la musique, assure son ancien camarade. Faut pas être condescendant, faut leur parler à leur niveau, c’est tout un truc… et lui il l’avait. Je l’admirais pour ça. Je trouvais ça merveilleux. »

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