Le Congrès annuel de l’ACFA s’est tenu du 13 au 14 octobre, au Centre Shaw. Pendant deux jours la foire des services en français a rassemblé un panel d’exposants à savoir, des organismes communautaires, des médias, des entrepreneurs sans oublier la présence de nombreux dignitaires de la Francophonie. Plusieurs centaines de personnes auront assisté à l’évènement et au Gala vendredi soir, mettant en vedette l’artiste Zachary Richard. De nombreux ateliers auront permis de parler des avancées, des défis et des projets de la francophonie albertaine. Retour sur l’évènement.

Samedi 14 octobre, le voile s’est enfin levé sur l’identité du candidat qui siègera à la présidence de l’ACFA provinciale. Marc Arnal l’a emporté avec 392 voix, talonné par Nicole Buret avec 318 voix. Le Franco s’est entretenu avec le nouveau président afin d’aborder les principaux dossiers de la communauté francophone: comment envisage-t-il l’avenir?  

Zachary Richard était de passage en Alberta à l’occasion du Congrès annuel de la francophonie albertaine 2017 vendredi 13 octobre. Le chanteur, auteur et compositeur de renommée mondiale a offert une prestation après le banquet, donnant aux spectateurs un aperçu de quelques-uns de ses nouveaux titres ainsi qu’une interprétation de ses plus grands succès. Outre sa musique, Zachary Richard est aussi un acteur majeur de la défense de la francophonie en Amérique du Nord. Né en Louisiane, il milite depuis toujours pour faire du français une langue vibrante. Entretien avec un artiste engagé.

La communauté francophone s'est rassemblée, les 14 et 15 octobre derniers, lors du Congrès annuel de la francophonie albertaine. Quelque 240 personnes ont affronté la neige pour se rendre au Centre de conférences Shaw, à Edmonton, où les organismes francophones les y attendaient. Retour sur l'événement.

Don CMAG 2Jeudi 3 septembre, une conférence de presse s’est tenue au salon des étudiants du Campus Saint-Jean afin de présenter les grandes lignes du Congrès annuel de la francophonie albertaine. Cette année, le Francothon récidive pour la seconde fois et espère atteindre au moins les 220 000 dollars et plus. La mobilisation francophone albertaine est en marche.  

 

L’union fait la force ! C’est dans cet état d’esprit que la communauté se mobilise lors du Francothon qui aura lieu le 16 octobre prochain, au centre de conférence Shaw d’Edmonton.

 

Mis sur pied l’an dernier, en Alberta, le Francothon a été lancé il y a tout juste un an. « Depuis longtemps, on regardait nos collègues des provinces avoisinantes. Chaque année, ils organisaient un Francothon. En Alberta, on n’avait jamais pris une initiative de ce genre alors c’est une façon de contribuer financièrement à l’essor de la communauté ». 

L’atelier du Comité en santé mentale qui a eu lieu le vendredi 17 octobre dans le cadre du Congrès annuel de la francophonie
fut l’occasion de prendre connaissance des avancées dans le dossier santé à Calgary.


Après un bref rapport sur le dossier de la santé mentale, l’adjointe aux opérations du Réseau santé albertain (RSA), Pauline Légaré, fit place au directeur de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Calgary, Esdras Ngenzi (photo).

L’ACFA travaille de concert avec le RSA afin de mettre en place un réseau de soins primaires en français à Calgary. « La vision est un centre de santé communautaire multiservices pour répondre aux besoins des francophones de la naissance à la fin de nos jours », précise M. Ngenzi. Les deux partenaires se sont inspirés du Edmonton Southside Primary Care Network qui offre une variété de soins primaires gratuitement et qui compte plusieurs praticiens francophones.

« Les participants donnent à l’ACFA le mandat de continuer à travailler à l’obtention de la gouvernance du Collège francophone. »

C’est ainsi que se lit la proposition amenée en assemblée générale par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et non soumise au vote puisque « de consensus ». Toutes les propositions issues des ateliers lors du Congrès annuel de la francophonie ont fait « consensus ».

Ce mot écrit noir sur blanc sur le tableau m’a frappée, surtout par rapport aux ateliers auxquels j’ai assisté. Celui du rapport du Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA) a démontré que personne ne s’entendait sur 1. l’utilité du RIFA, 2. les termes employés pour parler des différents groupes socioculturels qui constituent la francophonie albertaine, 3. ce qu’on doit faire avec les immigrants. (Je le dis comme ça parce que pour moi, quand on essaie de changer le discours public, il faut pouvoir appeler un chat un chat.)

Vendredi 17 octobre s’est tenue la première édition albertaine du Francothon au centre de conférence Shaw à Edmonton, avec une retransmission en direct sur le site de Radio-Canada. 220 764 $ ont été amassés pour soutenir la francophonie en Alberta via divers fonds de dotation.

« La Fondation franco-albertaine est extrêmement heureuse du déroulement du Francothon. Cela a dépassé nos objectifs, a commenté son directeur Joël F. Lavoie.  Voir autant de gens se mobiliser et autant de donateurs donner pour une première fois, cela nous réjouit grandement. »

L’objectif initial de 200 000 $ a été nettement dépassé puisque 220 764 $ ont été recueillis, en comptant les dons enregistrés après la soirée. Le plus gros chèque fut celui du Club Marie-Anne-Gaboury à destination du fonds du même nom qui vise à appuyer les objectifs de bienfaisance de la francophonie et prioritairement les prématernelles et les maternelles, ainsi que les finissants des écoles francophones ou d’immersion. Parmi les donateurs les plus généreux, citons aussi la Société d’éducation de l’Alberta (24 891 $), Reed Gauthier (10 000 $), Maurice et Michèle Vincent (6 000 $), la Communauté Saint-Isidore (5 175 $), Juliette Richard (5 000 $), ainsi que Denis et Claudette Tardif (5 000 $).

 

Le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta fait un tour de piste des dossiers importants sur lesquels les participants du Congrès annuel de la francophonie albertaine seront appelés à se prononcer.

Dossier immigration
Le Réseau en immigration francophone présentera son rapport lors d’un atelier ouvert à tous. Une stratégie globale sera soumise à la discussion, stipule le programme. Jean Johnson pense qu’« il y a encore un dialogue continu qu’il faut maintenir au niveau de communautés d’accueil ». Il précise que ce dialogue devrait porter en partie sur l’histoire de la francophonie en Alberta, afin d’y inclure les Métis, souvent oubliés et même dont les Franco-Albertains se sont parfois dissociés. « Si on apprend à se connaître au niveau de l’histoire, on va apprendre à mieux se comprendre quand on se parle », dit M. Johnson. Celui-ci ne croit pas à la théorie que deux sociétés d’expression française sont en train de se développer parallèlement : celle des communautés d’accueils et celle des communautés immigrantes. Cette discussion vise donc à intégrer toutes les « factions de la société franco-albertaine » afin d’arriver à une société d’expression française plurielle. Le président espère que des représentants de toutes ces « factions » seront présents lors de cet atelier.

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