La fondation Bosalisi expose et vend des œuvres de l’artiste congolais Mayemba à partir du vendredi 28 novembre à la Cité francophone d’Edmonton. Une manière de soutenir l’art africain et de le faire découvrir aux Albertains.

« Souvent, ses œuvres disent quelque chose. Par exemple, il y en a une qui représente deux personnes, un homme et une femme, qui rentrent dans une forêt. La forêt représente les obstacles de la vie. » C’est ainsi que Max Mubela, co-fondateur de Bosalisi, présente l’artiste congolais Mayemba qui sera exposé à La Cité francophone d’Edmonton. Le vernissage aura lieu le 28 novembre dans la rotonde (10h-18h) et les tableaux seront ensuite déplacés dans la salle 212 du 29 novembre au 6 décembre (accessible entre 10h et 16h30).

Peintre autodidacte reconnu, Mayemba expose actuellement à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, une institution soutenue matériellement par la fondation Bosalisi. « On va recevoir d’ici quelque temps des œuvres [des étudiants ou des professeurs] de l’académie, explique M. Mubela. En attendant, Mayemba s’est proposé. Il s’occupe aussi des jeunes de la rue au Congo… Donc il rejoignait un peu notre objectif. »

 

Créée le 14 janvier 2014 et installée à la Cité francophone d’Edmonton, la fondation Bosalisi veut améliorer les conditions d’enseignement en Afrique subsaharienne, notamment en République démocratique du Congo. Sa directrice générale raconte.

« En septembre dernier, mon mari [Max Mubela] a été au Congo. Il a vu qu’il y avait beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté et pas beaucoup de ressources pour les jeunes, surtout en milieu rural : des écoles qui n’ont pas de bancs, pas de tableaux… On écrit par terre ! » Maryse Kiese-Mubela a beau avoir passé les premières années de sa vie au Congo, elle n’a pas connu ce dénuement. « Quand tu rentrais à l’école, tu avais un nouvel uniforme, ton sac à dos, tes affaires… », se souvient-elle.  C’était il y a une vingtaine d’années, avant qu’elle ne déménage à Montréal, puis Edmonton.

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