La seule Polynésienne française de l’Alberta ?

« C’est toujours bien d’avoir de compatriotes, des amis de chez nous », estime Valentine Skeels, agente de voyage et vice-présidente de l’ACFA régionale de Red Deer. Née à Moorea, « l’île-sœur de Tahiti », elle a rencontré son mari à Vancouver avant de s’installer en 2002 en Alberta. Depuis ce temps-là, impossible de mettre la main sur d’autres Polynésiens français dans la province.

Valentine a d’abord cherché des compatriotes via ses cercles d’amis, des groupes culturels, Facebook… en vain. « Je connaissais un des vice-consuls de Calgary, sa mère était polynésienne mais il a grandi en France… Je lui ai demandé : est-ce qu’il y a des Polynésiens francophones ? » Là encore,  la réponse fut négative.

« J’ai trouvé des Polynésiens, mais pas de Polynésiens français, explique Valentine. Des gens des Tonga, des Samoa, des îles Cook, d’Hawaii… Nous sommes tous Polynésiens mais ils ne parlent pas français. » Et si le tahitien que parle Valentine ressemble à l’hawaïen, il reste difficile de se comprendre.


Quand on lui demande pourquoi elle s’entête à chercher des Polynésiens français, Valentine confie qu’elle aimerait simplement « partager un moment avec eux,  [apprendre à] se connaître… ». Heureusement, sa famille vient régulièrement lui rendre visite. « J’ai des ukulélés et des petits tambours mais je n’ai pas du tout l’oreille musicale, reconnaît-elle. Quand mes parents viennent, mon père joue de tout ! »

À défaut d’être musicienne, Valentine propose des cours de danse tahitienne à Red Deer. Une quinzaine de petites filles y participent et donnent des spectacles lors d’évènements tels que la Fête du Canada ou la Journée internationale de la paix. « Et au mois de juillet, nous partirons à Tahiti avec mon petit groupe de danseuses ! », se réjouit d’avance la Polynésienne.

Fière de ses racines, Valentine a bien sûr transmis sa culture à ses quatre enfants. « Mon fils de cinq ans sait qu’il vient de Tahiti, que sa famille est là-bas, il est déjà allé deux fois. » Et ses filles ? « Elles disent qu’elles sont demi-canadiennes, demi-françaises et demi-polynésiennes ! », s’amuse leur mère.

Chers lecteurs, si vous connaissez d’autres Polynésiens français en Alberta, faîtes-le nous savoir, nous transmettrons l’information à Valentine !

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